En temps voulu

Chère lectrice,

Alors que j’essaie de t’imaginer lisant ces quelques lignes, je me demande aussi quel est ton rapport au temps. Est-ce aussi compliqué pour toi que pour moi ?

Pour ma part, j’ai l’impression d’être défiée à tous les niveaux dans ce domaine. Arriver à l’heure quelque part est un challenge quotidien au point que, lorsqu’il m’arrive occasionnellement d’être en avance, je ressens une joie exubérante et l’envie de le crier sur les toits. Je suis de celles et ceux qui attendent toujours la dernière minute avec tout le stress que cela implique. J’ai dû mal à gérer mon impatience, surtout dès qu’il s’agit d’informatique ou de trafic routier. Etc.

 

Je ne sais pas à quel point tu peux t’identifier à mes travers ou encore à la petite fille que j’étais qui piaffait d’impatience, perplexe, quand on répondait à l’une de ses questions par : «Tu comprendras quand tu seras grande».

Dernièrement, on m’a dit « Tu sauras en temps voulu ». Cela m’a d’abord agacée et rappelé cette fameuse phrase, « quand tu seras grande ». C’est pourtant là que m’est venue l’idée de cette lettre, parce que cela m’a fait penser à certaines prières ou questions adressées à Dieu pour lesquelles je suis en attente de réponse.

J’ai confiance en Dieu : je crois de tout mon cœur que « tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8:28). Me répéter que Dieu, notre Père céleste, veut me donner ce qu’il y a de meilleur, cela m’aide quand je trouve l’attente longue. Je me rappelle aussi qu’il sait parfaitement mieux que moi, lui qui tient entre ses mains tous les temps, quel est « le bon moment ».

Bien entendu, c’est une chose de se répéter ces vérités, c’en est une autre de les vivre tous les jours. Depuis ce « en temps voulu » qui m’avait heurtée, les occasions de prendre conscience du bien-fondé de cette expression se sont comme multipliées.

« En temps voulu », j’ai reçu la matière de ce Mail Hebdo. « En temps voulu », Dieu m’a inspirée pour prendre les bonnes décisions et gérer différentes situations en lien avec mon travail. « En temps voulu », Dieu a révélé des blessures dans mon cœur et commencé à les guérir. « En temps voulu », j’ai pu recevoir et être profondément touchée et encouragée par les attentions et le soutien de l’entourage dont Dieu m’a bénie.

Tous ces « en temps voulu » te semblent sûrement vagues, je m’en rends compte. Ils font cependant référence à des situations concrètes de ma vie qui se sont produites ces quatre dernières semaines. Oui, « en temps voulu », j’ai su et j’ai pu être reconnaissante de ce timing parfait. On est toujours plus sage après coup, évidemment.

Ma prière pour toi est que ces mots « en temps voulu » dans ta vie produisent un doux sentiment de réjouissance parce que ce qui est devant toi est bon ; que cela remplace l’impatience ou la souffrance qui sont peut-être associées à une attente trop longue.

« Que le Dieu de l’espérance [te] remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que [tu] débord[es] d’espérance, par la puissance du Saint-Esprit ! » (Romains 15:13)

 

Samantha Steiner
samantha@eglisehome.com

 

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Confiance

Chère amie,

Voilà, c’est parti !

Dans quelques heures mon cœur blessé va être réparé. Dans quelques heures… (c’est peu et c’est beaucoup en même temps) mon cœur va être sécurisé. Il n’y a plus qu’à…  lâcher prise, et plus qu’à… faire confiance. Plus qu’à…

La confiance, selon le Larousse :  Sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose.

Alors, oui, dans ce cas particulier, je dois faire confiance à d’autres, aux médecins. Je dois me fier à leur savoir-faire, me laisser complètement aller entre leurs mains. Faire confiance qu’ils sauront parfaitement prendre soin de mon cœur. Je finis de me convaincre en me disant que les spécialistes ce sont eux, pas moi.
Faire confiance… pas si facile, finalement. Et c’est là que je réalise que pour faire confiance j’ai besoin de la foi.
Pour faire confiance, j’ai besoin de Dieu. C’est drôle parce que, en fait, la foi, ça n’est rien d’autre que la confiance … mais en Dieu. Mais ma confiance humaine serait bien petite sans la confiance en Dieu.

« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes préoccupations ! »  Psaume 139:23

Faire confiance à Dieu quand je lui demande de sonder mon cœur et être convaincue qu’il va voir ce qui squatte mes pensées, ce qui me pèse, ce qui me blesse… ce qui est tordu ou ce qui me manque.
Lui faire confiance qu’Il saura m’apaiser, prendre soin de mon moi intérieur, le soigner, le guérir… en douceur, sans douleurs, comme sous anesthésie émotionnelle.
C’est Lui le spécialiste de mon cœur, Celui qui sait tout de lui (mon cœur), de moi. C’est Lui qui est plus grand que mon cœur quand celui-ci défaille et prétend m’accuser. (1Jean 3:20)
Lui faire confiance qu’Il s’occupera de mon cœur physique, comme il s’est déjà occupé de mes blessures émotionnelles au niveau de mon cœur spirituel.
Avoir la foi qu’Il augmentera ma foi pour que je puisse avoir plus confiance…

« Les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. » Luc 17:5

« En effet, si notre cœur nous accuse, nous le savons, Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout. » 1 Jean 3:20

Et toi, dans quel domaine as-tu besoin de faire confiance ? Et si tu demandais juste à Dieu d’augmenter ta foi ?


 

Milvia Carraux
nouvelles@netplus.ch

 

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Chronique de la salle de bain (29)

Bonjour chère amie,

Le temps file! C’est déjà mon tour dans le tournus du mail hebdo!
Cette semaine je te parle de confiance!
Merci d’être fidèle au rendez-vous!
Je t’embrasse,
Marie


 
 

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Bénédiction

Chère amie,

Paul écrit les pensées de Dieu pour nous:

Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ.” Ephésiens 1:3

As-tu déjà réfléchi à tout ce que cela implique de croire que Dieu nous a bénis de toute bénédiction? Voilà ce qui est venu sur mon cœur et que je partage avec toi.

Oui, je suis le Dieu qui te bénis. J'avais prévu cela depuis si longtemps. Dans l'amour, j'y ai pensé. Oh, comme je me réjouissais de te le donner.  Avant de créer le monde, j'avais déjà ce plan. 

Je te donne la sainteté. C'est un cadeau. Cela n'a rien à voir avec ce que tu fais. Je te donne ma sainteté, la pureté de Jésus, la propreté, des vêtements neufs, un cœur nouveau. Je veux que tu sois mon enfant. Je serai pour toi un père et une mère. Je prendrai soin de toi et te donnerai tout ce dont tu as besoin. Je te guiderai, à chaque pas, chaque jour, chaque année. 

Je te donnerai du repos. Je t'amènerai à l'eau, où tu pourras boire, je t'amènerai dans les verts pâturages, où tu pourras manger et te reposer. Je serai là quand tu traverseras les vallées de l'obscurité profonde, je serai avec toi. Je ne te quitterai jamais. Quand tu traverseras le feu, je serai avec toi. Je serai toujours à tes côtés. Je serai avec toi et te donnerai la force, l'espoir et le courage de continuer. Je te montrerai le chemin. 

Je te donnerai mon Esprit en toi, qui vivra à travers toi. Tu seras rempli de paix, de bonté, de fidélité, de joie, de patience. Je te délivrerai de tes propres ténèbres, des ténèbres dans lesquelles tu t'es perdu, dans lesquelles tu t'es coincé, dans lesquelles tu as trouvé que tu ne pouvais pas réussir. Je te sors de là, je t'amène à la lumière, je te donne la liberté.

Je te pardonne toutes tes erreurs. Je te pardonne tous tes péchés. Je t'embrasse et te souhaite la bienvenue à la maison, auprès de Moi. Là où nous pouvons travailler ensemble, côte à côte. Moi en tant que Père et toi en tant que Mon enfant sûr de Mon soutien, de Mon amour, de Mon encouragement. Je t'aiderai et t'enseignerai toutes choses. Pour qu'en tant qu'héritière, en tant que ma fille, la fille du Roi, tu puisses toi aussi prendre ta place, pour régner. Pour que toi, pour que vous toutes à votre place, avec tous les talents que je vous donne, vous puissiez briller devant Moi, le grand Roi et être remplies de joie.

Courage!

 

Marianne Van Hasselt-Zondervan
mariannevanhasselt@gmail.com

 

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La sexualité et nous

Bonjour amie,

En cette saison printanière avec son explosion de vie, parlons une fois de sexualité.

Wow, voici un sujet à la fois joyeux et solennel. 

De cet acte naît la vie. C’est fou que Dieu ait eu cette idée-là pour que nous, humains, nous nous multipliions! De plus, la sexualité entre deux personnes est conçue pour être une source de plaisir extatique et un moyen de connexion émotionnel intense. 

En même temps, combien de souffrance pour d’autres. Je pense aux personnes qui ont été victimes d’abus sexuel, aux personnes qui y sont contraintes par l’industrie de la pornographie, des personnes qui ont des addictions dans ce domaine, les personnes qui en sont privées par leur voeux de chasteté pour honorer leur foi en Jésus, les couples mariés qui vivent des défis dans leur sexualité. Cette liste est non exhaustive et ces réalités si défiantes.

En parallèle, ce sujet est délicat car il en va de la pudeur des personnes concernées et ceci dans un monde hyper sexué où il n’est pas possible de passer une journée sans que les images à connotations sexuelles ne soient imposées à nous, dans la publicité, les séries, ou les films.

Mais de ne pas en parler, rend ce thème tabou, ce qui nous confère son lot de complications.

Comment faire?

Je suis reconnaissante de pouvoir vous parler d’un podcast qui brave ces défis. Un podcast a l’avantage d’être auditif, un univers de sons et de voix. Cet espace crée une ambiance d’intimité que mérite ce sujet aussi délicat. Nel Berner et moi-même (avec l’écoute intéressée de nos maris) abordons une longue série de thèmes en lien avec la sexualité : la libido, le plaisir, notre éducation sexuelle, le consentement, l’endométriose et tu pourras découvrir les 28 autres sujets abordés, par ce lien:

Il y a, en même temps, dans ce mail hebdo, de belles choses à dire sur la sexualité : 

  • Dieu est l’inventeur de cet acte incroyable. Il est l’inventeur du plaisir, l'extase, cela fait partie de Sa belle création.

  • Nous sommes des êtres sexués, que nous pratiquions la sexualité ou pas.

  • Dieu s’intéresse vraiment à ce domaine de notre vie. Il nous connaît si bien, Il est au courant de notre histoire sexuelle et Il sait quelles ont été nos joies et nos peines en lien avec ce thème.

  • Dieu est déterminé à permettre l’équilibre entre notre corps, âme et esprit. La construction de notre sexualité est un parcours complexe qui commence tout jeune. Il faut des étapes clés dans notre développement pour devenir des adultes équilibrés sexuellement. Trop souvent il y a eu des traumatismes qui empêchent ceci. Mais Dieu ne va pas Se reposer avant que Sa guérison et consolation touche tout les couches de nos êtres.

  • Contrairement à ce que notre société clame, il y a une Bonne Nouvelle en osant dire aujourd’hui, que la sexualité est à vivre dans le cadre du mariage entre un homme et une femme.

  • Si le mariage et la sexualité sont réservés pour un groupe, l'intimité est le cadeau que Dieu à prévu pour toute l’humanité. Par l’intimité, je sous entend vivre une relation de cœur à cœur avec une, deux, trois personnes. Nous avons un besoin fondamental pour l’intimité, il est inscrit dans notre notre ADN, conçu à l’image de Dieu! Dieu est trois, la relation d’intimité entre les personnes de la Trinité est le plan pour tous-tes. Jésus a choisi 3 disciples comme amis proches, Il avait besoin d’intimité. Nous aussi, nous avons un besoin fondamental pour l’intimité et Dieu veut qu’on le trouve autour de nous, avec des amitiés qu’Il nous offre en plus de Sa magnifique présence!

Que tu vives une vie sexuelle active ou que tu sois abstinente, chaste, je prie pour que tu aies la possibilité de vivre l’intimité et de pouvoir parler du sujet délicat de ta sexualité avec des personnes de confiance. Il y a beaucoup de silence autour de ce thème, quand en fait, ce sujet nous touche profondément à tant de niveaux!

Osons briser ce silence et apprenons à en parler avec pudeur, authenticité, sagesse car Dieu nous a confié un immense cadeau en nous créant avec des corps sexués. Il s’est incarné dans un corps d’homme et connaît de près nos réalités. Il est rempli d’espérance pour nous à tous les niveaux de notre être et veut que nous L’invitons dans chaque sphère de notre humanité, notre sexualité incluse!          

Affectueusement,

 
 

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Le chant des oiseaux

Chère amie,

Des milliers de mélodies, de gazouillis, de chants joyeux résonnent dans les arbres pour annoncer le lever du soleil. Je n’ai pas besoin de réveil. Le sourire aux lèvres, la joie dans le cœur, je me lève, j’ouvre grand la fenêtre. La vie est belle!

Pourtant, alors que je n’avais pas encore deux ans, une terrible tempête est venu balayer ma vie.
Mon petit cœur s’est écrasé sur le sol comme un bébé oiseau tombé du nid. Je ne me souviens pas de ce jour, mais il est inscrit sur ma peau, marqué dans ma chair, gravé dans mon âme.

Je sais aujourd’hui que Dieu était là, dans la tourmente. Il m’a prise dans ses bras, délicatement, et il m’a serrée contre son cœur avec une tendresse infinie. Depuis les premiers jours de ma vie, il m’a fait la grâce de son amour.

Alors, quand plus tard on m’a montré comment mettre mes petites mains ensemble pour prier, quand on m’a parlé de Jésus mon sauveur, quand j’ai appris à lire et que j’ai découvert ces belles paroles dans ma petite Bible rouge : «Voyez quel amour le Père nous a témoigné pour que nous soyons appelés enfants de Dieu!» 1 Jean 3:1 … c’était comme une évidence. Je l’aime depuis toujours.

Malgré cela, j’ai grandi comme un petit oiseau en cage. Et j’ai vécu là toute ma vie, enfermée dans le secret d’un terrible malheur, assise dans l’ombre de la mort. J’ai vécu là, avec mes enfants, dans une angoisse profonde, une douleur silencieuse. Je les ai portés dans mes entrailles meurtries, bercés dans mes peurs, étouffés sous mes ailes protectrices.

Et puis le temps de la délivrance est venu. Et c’est Dieu qui l’a fait. Le Dieu de vérité, le Dieu de grâce, le Dieu de vie. Jésus est venu comme le soleil levant, nous visiter d’en haut, pour nous éclairer, pour diriger nos pas sur le chemin de la paix. (cf. Luc 1:78-79)

Quand la porte de la cage s’est ouverte sur la vérité, j’ai perdu tous mes points de repère. J’avais devant moi la vaste étendue de la liberté, mais je ne savais pas voler de mes propres ailes. Alors Dieu, dans sa patience infinie, m’a portée par son souffle de vie en murmurant ses douces promesses à mes oreilles autant de fois que j’en ai eu besoin.

Et j’ai déployé mes ailes. Pareil à l’aigle qui éveille sa couvée, voltige sur ses petits, les prend et les porte sur ses plumes, je me suis élevée avec mes enfants vers le ciel. (cf. Deutéronome 32:11)

Aujourd’hui, je peux chanter un chant nouveau. Le chant des oiseaux qui réveillent l’aurore, le chant de la délivrance … Un chant d’amour. Un chant d’allégresse. Un chant de louange et d’adoration.

«Louez l’Éternel … oiseaux ailés …
Jeunes hommes et jeunes filles, Vieillards et enfants !
Qu’ils louent le nom de l’Éternel !
Car son nom seul est élevé;
Sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux.
Il a relevé la force de son peuple : Sujet de louange pour tous ses fidèles,
Pour les enfants d’Israël, du peuple qui est près de lui.Louez l’Éternel !»
Psaume 148:7-14

 
 

Sylvie Scheidegger
e-mail

 

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Voir ce qui est invisible

Chère amie,

Me voici à nouveau avec une histoire de neige et de montagne. 

Dernièrement, alors que je passais 2 jours en montagne, j’ai été surprise de découvrir de la neige toute fraîche au petit matin. Cette fois-ci, fort heureusement, ma voiture était parquée en contrebas pour être certaine de pouvoir repartir. 🙂 (voir MailHebdo intitulé « Arrêtée net »). 

Tout contente de la belle météo, je pars pour une balade et m’aperçois que je suis la première à emprunter ce chemin ce matin. Puis tout à coup, les traces d’un renard se voient sur le chemin. Tiens, c’est drôle ça. Je m’amuse à suivre les traces de ce goupil, espérant l’apercevoir. Malheureusement, il a certainement déjà filé bien loin, puis au bout d’un moment, ses traces se perdent dans la forêt, loin du chemin. Continuant ma marche, j’aperçois quelques autres traces qui traversent par-ci, par-là : des cervidés, un lièvre, un chien ou qui sait, peut-être un loup? Que sais-je encore. C’est fou tout ce monde par ici, pourtant, je ne vois aucun de ces animaux, quel dommage! 

Après une longue boucle, je me retrouve à nouveau sans aucune trace devant moi, jusqu’à ce que je rejoigne le chemin initialement pris à l’aller. C’est là, que j’aperçois les pas d’un être humain. Tiens,  quelqu’un d’autre est passé par là après moi et en sens inverse. Mais cette personne non plus, je ne la croiserai pas. 

C’est incroyable tout ce que cette neige me révèle. Je sais qui est passé en premier, en deuxième, en troisième sur ce chemin… je peux même affirmer dans quelle direction l’animal et l’humain se dirigeaient. C’est magique!

Je me suis arrêtée un instant en pensant à celà. N’est-ce pas extraordinaire de voir tout à coup, ce qui habituellement est invisible à mes yeux? 

Je me rappelle alors instantanément ma dernière lecture sur le prophète Elisée. 

Ce prophète était bien connu pour ouvrir les yeux de certains à des réalités invisibles et fermer les yeux d’autres protagonistes pour les empêcher de suivre leurs mauvais desseins. 

« Puis Elisée pria : Eternel, je t’en prie : ouvre-lui les yeux, pour qu’il voie ! L’Eternel ouvrit les yeux du serviteur qui vit la montagne pleine de chevaux et de chars de feu autour d’Elisée. Les syriens se dirigèrent vers Elisée. Celui-ci pria l’Eternel en disant : Je t’en prie, frappe d’aveuglement toute cette troupe ! Et l’Eternel les frappa d’aveuglement, comme Elisée l’avait demandé. »  
2 Rois 6.17-18 (BDS)

Avec toutes les décisions que nous avons à prendre au quotidien, comme cela pourrait être utile de voir ce que nous ne voyons pas encore, de discerner l’invisible. 

Souvent, face à l’inconnu, Dieu nous demande de faire preuve de foi. Cette foi, qui justement nous invite à croire aux réalités que nous ne voyons pas.

Mais dans d’autres circonstances, il nous est aussi peut-être demandé de faire appel à Dieu pour nous révéler,  nous montrer l’invisible afin de discerner le bon chemin. 

Et, à l’instar de ces missionnaires qui ont pu traverser des frontières de pays dangereux pour les chrétiens le coffre rempli de bibles sans que les douaniers ne les voient, la prière peut également fermer les yeux de ceux qui projettent le mal. 

Lors de cette expérience en nature, je me suis dite, si Dieu peut me révéler tant miraculeusement au travers de quelques flocons de neige, combien plus il est en mesure d’aligner certains éléments pour répondre à nos prières et/ou nous permettre de discerner ce que nos yeux et nos sens ne perçoivent pas. 

Ainsi, chère amie, soit encouragée. Si aujourd’hui, tu vis dans le flou ou si tu fais face à une situation dont tu ne vois / perçois pas l’issue, continue à prier pour que Dieu te permette de voir / discerner l’invisible ! 

Si tu te trouves devant une situation « impossible », continue de prier, car Dieu peut rendre l’impossible, possible, parfois de manière toute aussi inattendue que par de simples flocons de neige!

 
 

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Extraordinaire et extra ordinaire

Bonjour chère amie lectrice,

Alors que je marchais en montagne, je réfléchissais à cette première année de vie de retraitée qui est si vite passée.

Je disais à Dieu que dans cette prochaine année, je trouverais sympa d’avoir plus de moments “extraordinaires”. N'est-ce pas aussi parfois ton désir ? Ces moments dont on se souvient, ces moments où notre témoignage a impacté la vie de quelqu’un, ces moments où on a vu un miracle se produire. On en aimerait beaucoup plus. 

Alors que je continuais de marcher, je me suis demandée si en fait le plus important n’était pas des moments “extra ordinaires”. Oui, tu sais, “l’extra” dans notre quotidien! Car c’est dans mon quotidien que je désire voir Dieu agir, ce n’est pas seulement dans des moments forts, des temps de louanges, des camps, des séminaires… J’aimerais, en fin de journée, discerner quels ont été les “extras” du jour.

Alors j’ai repensé à mon voisin. Tous les matins il monte la petite route devant l’immeuble pour aller boire son café. Je le croise de temps en temps et ce matin-là je lui ai demandé: “Comment ça va?”
Il n’a pas vraiment répondu et on est parti chacun notre chemin.
Le lendemain je le croise à nouveau et il m’arrête en me disant: “J’ai pensé à vous hier soir. En fait vous m’avez demandé comment j’allais?”. 

Le soir à la maison, il a pris conscience que sa voisine, dont il ne connaît même pas le nom :-), s'est réellement intéressée à lui! Et il a pris quelques minutes pour me dire comment il allait. N’est-ce pas cela les “extras” dans notre ordinaire?

Lorsque je vais à l’EMS, le sourire ou l’éclat de rire de cette femme qui normalement est revêche et totalement négative, n’est-ce pas aussi l’extraordinaire de mon Dieu! Il y a peu de différence entre l’extraordinaire et l’extra dans mon ordinaire, et je veux être disponible pour les deux!

Et toi, vis-tu des “extras” dans ton quotidien? Si oui, n’oublie pas d’en parler autour de toi, pour rappeler à chacun d’être disponible dans sa vie de tous les jours.

“Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.” Comme Jésus était à table dans la maison… Matthieu 9:9-10

“Il était trois heures de l'après-midi, l'heure de la prière. Pierre et Jean montaient ensemble au temple…” Actes 3:1

 
 

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Quand le coeur te joue des tours

Hello mon amie,

Je crois que je vais te parler souvent de cœur dans les prochains posts, parce que le mien, le physique, m’a réservé une drôle de surprise.

Alors, que je le croyais en forme, sportif (bon, peut-être un peu à la retraite, mais il avait de bons restes), solide, alors que je n’avais que peu de symptômes si ce n’est une douleur variable sur le côté; alors que je me sentais bien; c’est de l’hypertension récurrente qui m’a mis la puce à l’oreille.

Il se passait quelque chose. Il me fallait le contrôler, en prendre soin. 

Et c’est là que tout s’est enchainé parce que mon cœur, lui, avait caché un petit secret : un anévrisme, comme une petite blessure sur l’aorte, une petite blessure qui pouvait grossir et… exploser.

Oh, je le connaissais bien ce petit secret… mais je n’avais pas voulu lui donner trop d’importance, trop de valeur, trop de vie. Sauf que… c’est une réalité. Il est bien là!

«Sonde-moi ô dieu et connais mon cœur… » Psaume 139.23

Et si on parlait du cœur spirituel?!?

Il te semble en pleine forme, le tien. Il est spirituellement sportif. Il a la joie. Il connait Dieu. Il est aimant… et, pourtant… quelques petites choses récurrentes refont surface de temps en temps. Des petits riens qui font partie de toi, de qui tu es, des petits pics émotionnels habituels. Rien de grave à première vue, tu en as l’habitude.

Mais est-ce que ça ne vaudrait pas la peine de s’y attarder un peu?!?

Est-ce qu’il n’y aurait pas parfois des choses connues par toi seule qui se cachent au fond de ton cœur? Tu sais, de ces choses que tu ne veux pas voir, auxquelles tu ne donnes pas trop d’importance. On n’en parle pas, comme ça elles n’existent pas.

Peut-être des petites blessures… même toutes petites.

Peut-être des petits défauts, du style jalousie, envie, orgueil (un tout petit peu?!?)…  Des idoles que tu ne reconnais même plus tant elles sont là depuis longtemps?!?

Peut-être quelque chose de l’ordre du péché qui traine et contre lequel tu es fatiguée de te battre?!?

Est-ce qu’il n’y a pas au fond de ton cœur de ces choses qui vont peut-être « exploser » un jour et te faire mourir, spirituellement parlant?!?

Tu peux les ignorer si tu veux. Les cacher aux autres. Te les cacher. Mais la réalité est que ces choses existent et que ton cœur est en danger. Et si ton cœur est en danger, ta relation à Dieu est en danger.

Vas-tu rester dans cet état?!? Ne rien faire?!? Vas-tu attendre que ça passe… jusqu’à ce que ça revienne de plus en plus fort?!?

Sais-tu que tu as un divin médecin?!?  Un Dieu qui te connaît mieux que toi-même. Un Dieu qui a des projets de bonheur pour toi et non pas des projets de malheur.

Tu as un Dieu qui te dit : « Ma fille, laisse-moi sonder ton cœur pour que je vérifie son état. Pour que je m’assure qu’il soit sur la bonne voie. Laisse-moi te rencontrer là où c’est difficile, douloureux, caché, nié.  J’ai le désir et le pouvoir de te guérir parce que je te connais et que je t’aime.»

Alors, si tu commençais de suite à dire à Dieu : « Sonde-moi ô Dieu et connais mon cœur. Regarde avec ton scanner divin si je suis sur une mauvaise voie. Prends soin de mon cœur, Seigneur. »

Je ne sais pas qui tu es, ni ce que tu vis, mais j’espère que ça va te parler. Dieu, Lui, te connaît et Il t’attend pour te soigner.

 

Affectueusement, Milvia.

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Un week-end à Leysin organisé par “Femmes Formidables” reçoit Milvia Carraux comme oratrice. Plus d’infos et inscription en cliquant ici :

https://femmes-formidables.ch/
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Milvia Carraux
nouvelles@netplus.ch

 

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Chronique de salle de bain (28)

Bonjour chère amie,

Dans ce mail tu trouveras la 28ème chronique de la salle bain. J’y parle de… combat!! Tu vas me dire : «quoi, encore?». Oui je sais… mais souvent la vie est une lutte, n’est-ce pas?

Moi j’aimerais parfois me prélasser «ad eternam» dans un hôtel spa 5 étoiles avec petit déjeuner de reine à volonté et juste ne pas m’occuper de tout ça… mais ce n’est pas vraiment pour tout de suite (ou jamais ici-bas!)
Bref, voici donc quelques clés pour affronter les tourbillons de la vie!

Je t’embrasse.

 
 
 
 

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Présence

Hello amie,

Je suis là avec cette femme qui regarde le sol et ne me regarde qu'occasionnellement. Elle parle tranquillement des abus qu'elle a subis dans son enfance et de toute la douleur que lui causent ses mécanismes d'adaptation. Soudain, elle met ses mains devant son visage et pleure désespérément. Une minute plus tard, elle continue à me raconter son histoire. La honte, la peur, la douleur, la solitude sont bien présentes.

Un autre jour, je me promène dans la forêt avec une autre jeune femme. Elle pleure et dit : "Pourquoi est-elle morte? Pourquoi? Elle avait déjà tant souffert et maintenant cela?" De façon très inattendue, trois semaines plus tôt, sa meilleure amie est décédée. Le choc, les questions, l'incrédulité sont là. Et les larmes continuent de couler.

Je suis assise dans une pièce avec vue sur le jardin, et j'écoute une femme âgée qui travaille sur le terrain de la mission depuis plus de 38 ans. Elle n'arrive toujours pas à comprendre qu'elle est aimée inconditionnellement, et elle raconte comment elle essaie toujours de gagner l’amour de Dieu depuis tant d’années.

Que faire, que dire à celles qui souffrent ?

J'entends beaucoup d'histoires de vie remplies de souffrance. Comme la tienne et la mienne, elles sont aussi remplies de brisures. Alors je marche! Je marche et je parle à Dieu. Je marche et je laisse tous les souvenirs aller et venir. Je marche en Sa présence.

Parfois je parle beaucoup, parfois je n'essaie même pas. Des fois, je pleure ou je crie et des fois, je suis juste là, marchant à côté de Lui et nous sommes tous les deux silencieux. Juste en Sa présence. Il m'entend, Il me connaît, Il me voit. Il est là. Sa présence est exactement ce dont j'ai besoin.

“Ô Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche avec ardeur. Mon âme a soif de toi, ma chair souffre de Ta présence. Dans un pays sec et fatigué, où il n'y a pas d'eau. Je t'ai regardé dans le sanctuaire, j'ai contemplé ta puissance et ta gloire.” Psaume 63 : 1-3

Le fait d’être là pour l’autre, en connexion, guérit notre être intérieur. Elles ont besoin d'être guidées pour nommer leurs pertes, elles ont besoin d'explications sur le processus de deuil, mais elles ont surtout besoin de faire l'expérience que l'autre les entend, les voit et que cette personne est présente avec elles.

Parce que c'est ce que Jésus a fait aussi, il est venu et s'est assis avec nous, dans notre souffrance, il y est entré, et pendant qu'il faisait cela il a porté notre douleur, il nous a guéris.

Et c'est ce qu'il fait encore aujourd'hui. Il s'approche, Il est présent et Sa présence nous guérira de l'intérieur.


 

Marianne Van Hasselt-Zondervan
mariannevanhasselt@gmail.com

 

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L'Ultime Mariage

Samedi passé, notre dernier fils Cédric s’est marié avec Mabi, l’amour de sa vie.
Une fête inoubliable!

Préparer et vivre un mariage, me permet de penser à Dieu et LE mariage qu’Il prépare depuis des siècles - les noces de Christ et nous, Son église!

Alors on se comprend, Lui qui a pu lancer en orbite les galaxies avec un mot puissant, n’a pas besoin de docs excel, d’un échéancier, ne prend pas de retard sur l’horaire. Il est pile à jour dans Ses préparations même si cela fait 2000 ans qu’Il nous en parle de cette fête. 

Ce thème d’un Mariage Ultime est important dans la Bible.
Déjà en Esaïe 61 Jésus, le Messie, est décrit comme un fiancé. Dans Ephésiens 5:25-27 sont mentionnées des images nuptiales entre Christ et Son église. Apocalypse 19 et 21 parle en termes grandiloquents de cette noce future. 
Grandiose. Sublime.

Je pense que les mariages nous touchent autant parce que nous savons que ce symbole englobe bien plus que simplement le couple que nous voyons devant nous à l’autel. C'est une métaphore d’une autre fête ultime, Le Mariage le plus somptueux jamais vu où Christ NOUS veut pour épouse! Ni plus ni moins. Dieu veut s’unir à nous pour toujours. Plus de distance, d’invisibilité, de barrières. 

Je suis touchée par cette métaphore car il y a tellement de tendresse et d’intimité dans cette notion. C’est ce que Dieu aimerait vivre avec nous pour la suite, une proximité sans aucune barrière, sans cette invisibilité de Dieu qui me cause des difficultés. Unis à jamais, nos larmes essuyées, nos cœurs au repos, au creux de l’Amour de notre vie, Dieu en personne.
Époustouflant!

Aujourd’hui nous sommes encore fiancées de notre Jésus Christ. Nous sommes dans l’attente. Mais Son envie d’intimité avec nous est aussi réelle. A chaque instant Il nous invite à entrevoir Sa présence dans nos vies, tendre, lumineuse, encourageante, consolante, guérissante, libérante.

Ma prière pour toi, est que tu puisses sentir Ses bras puissants autour de toi, voir tous les cadeaux qu’Il te tend, goûter à Son immense fierté pour toi et être convaincu de l’immense bonheur que ta vie Lui procure !
Salut amie!

 
 

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Le petit crayon rouge

Chère amie,

Je te parle toujours de « ma » maison, mais en réalité c’est aussi celle de mon voisin. C’est une grande bâtisse avec deux appartements et deux familles vivant sous le même toit. Nous partageons aussi la forêt sur la colline et la source qui alimente les fontaines. 

Après notre déménagement, quand nous sommes arrivés dans notre nouveau lieu de vie, nous avons fait des travaux de rénovation. A la même période, Dieu a aussi entrepris de restaurer ma famille. Un temps où j’ai pleuré beaucoup et prié comme Néhémie : «Moi et la maison de mon père, nous avons péché.» (Néhémie 1:6)

Cette maison représente pour moi plus que de la pierre. Elle est le lieu où Dieu est venu nous visiter d’en haut, comme le soleil levant, pour nous éclairer et nous diriger sur le chemin de la paix, pour faire de notre foyer une maison de prière où brille sa lumière. (cf. Luc 1:78-79)

Et tandis que d’une certaine façon, nous rebâtissons la muraille et réparons les brèches, notre voisin s’irrite. (cf. Néhémie 4:1) Son nom est Sanballat ou Tobija. Rempli de colère et de mépris, il use de moqueries et de ruses pour nous décourager et nous faire tomber. Il cherche à nous effrayer en se disant : «Ils perdront courage, et l’œuvre ne se fera pas.» (Néhémie 6:9

Parfois, j’ai envie de partir, de tout laisser tomber. Les forces me manquent. (cf. Néhémie 4:10) Mais Dieu me dit : «Ne les craignez pas! Souvenez-vous du Seigneur, grand et redoutable, et combattez pour vos frères, pour vos fils et vos filles, pour vos femmes et pour vos maisons!» (Néhémie 4:14

En même temps, il me rappelle inlassablement : «Aimez vos ennemis…» (Matthieu 5:44) Mais moi, je ne sais pas comment. Quelque chose en moi déteste l’arrogance, l’orgueil, la voie du mal, la bouche perverse. (cf. Proverbes 8:13) Et mon voisin représente tout cela à la fois. Dieu me demande de l’aimer, mais je ne sais pas comment.

Alors un jour, Dieu me montre comment. J’ai rendez-vous dans la forêt avec mon voisin et un géologue pour régler un problème d’éboulement de pierres. Le jour précédent, en pensant à cette entrevue, j’entends résonner dans ma tête et jusqu’au plus profond de mon cœur les paroles arrogantes et méprisantes de cet homme orgueilleux. (cf. Psaume 36:2) Des paroles qui, à chaque fois, me heurtent et me transpercent. Quand il se tient devant moi, mes mains s’agitent, mon cœur tremble, ma gorge se serre. J’ai peur de lui.

Le matin du rendez-vous, dans ma prière, je vois mon Dieu, infiniment grand, revêtu d’éclat et de magnificence :

«Éternel, mon Dieu, tu es infiniment grand! Tu es revêtu d’éclat et de magnificence! Il s’enveloppe de lumière comme d’un manteau … Les eaux s’arrêtent sur les montagnes; elles ont fui devant ta menace, elles se sont précipitées à la voix de ton tonnerre. Des montagnes se sont élevées, des vallées se sont abaissées … Je chanterai l’Éternel tant que je vivrai, je célébrerai mon Dieu tant que j’existerai. Que mes paroles lui soient agréables … que les méchants ne soient plus! Mon âme, bénis l’Éternel! » (Psaume 104, extraits)

Dieu me prépare à mon rendez-vous! Il m’invite à regarder à lui, à le célébrer, à m’en remettre à lui.

«A toi, Éternel, la grandeur, la force et la magnificence, l’éternité et la gloire, car tout ce qui est au ciel et sur la terre t’appartient; à toi, Éternel, le règne, car tu t’élèves souverainement au-dessus de tout! … c’est dans ta main que sont la force et la puissance…» (1 Chroniques 29:11-12)

Le moment venu, juste avant de sortir de la maison, je le supplie encore une fois de me donner sa paix, de venir avec moi. Je lui demande de me remplir de son amour aussi, pour mon voisin, parce que je sais qu’il veut que je l’aime, mais moi, je ne sais pas comment. Je crie à lui : «Montre-moi comment, Seigneur, parce que je ne sais pas comment ».

Nous nous retrouvons devant la maison, avec le géologue, sous une pluie battante équipés de nos grosses chaussures. Personne ne parle. L’ambiance est tendue. En silence, nous nous mettons en marche en direction de la forêt.

Après seulement quelques pas, je vois sur le sol, entre les herbes mouillées, un petit crayon rouge. Un beau rouge, le rouge pour dessiner les cœurs, le rouge de l’amour. Je sais qu’il appartient à mon voisin. Il doit l’avoir perdu alors qu’il travaillait le bois. Je me baisse, le ramasse et le lui tends avec un sourire.

Dieu m’a donné l’occasion de ce geste de bienveillance, de générosité. Un geste tout simple. Comme un élan d’amour … il m’a montré comment.

Nous avançons encore quelques mètres, et puis le chemin se rétrécit. Le voisin passe le premier, il marche devant. Son chapeau le protège de la pluie. Derrière, les feuilles mortes sur le sol détrempé, la boue, la pente glissante … le géologue et moi avançons prudemment, en nous accrochant aux branches pour ne pas tomber.

Et soudain … le voisin glisse. Il cherche désespérément un appui, mais il n’arrive pas à se rattraper. Il tombe à genoux, dans la boue, sous nos yeux. Sans bruit, sans résistance … dans une grande humiliation.

Après cela, plus de parole arrogante, plus de remarque méprisante, plus de regard hautain. Dans la forêt, sous la pluie, Dieu l’a réduit au silence …

Et avec un petit crayon rouge, il lui a dit «je t’aime».

Ce jour-là, dans la forêt, j’ai vu l’amour de Dieu pour mon ennemi. Un amour puissant, un amour touchant …

 
 

Sylvie Scheidegger
e-mail

 

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Arrêtée net!

Chère amie,

En ce début d’année, tu as peut-être réfléchi à des projets que tu souhaites réaliser, tu as réservé des dates et fait toute une planification pour 2024.
Peut-être te réjouis-tu de ce qui t’attend ou tu te sens déjà stressée de tout ce qui est planifié. Cependant, malgré nos planifications et prévisions, savons-nous vraiment ce qui nous attend ces prochains jours ou mois ?
2024 a débuté pour moi avec une bonne leçon de Dieu et ce dès le 1er jour de l’an !

 

Alors que nous partions célébrer le Nouvel An en montagne avec des amies, j’étais heureuse de pouvoir monter le plus haut possible en voiture le 31 décembre matin, alors qu’il faisait grand beau et qu’il n’y avait pas de neige sur la route. La météo annonçait de la pluie pour l’après-midi, mais voilà que quelques heures plus tard, oh surprise, nous découvrons quelques flocons de neige par la fenêtre. C’est beau ! …

…mais quelle grave erreur de ne pas avoir réagi assez vite pour redescendre la voiture!

La voici bloquée avec un bon paquet de neige sur une route qui ne sera pas déblayée de tout l’hiver.

Retour chez moi 2 jours plus tard à pied et en transport public, je m’imagine déjà le pire scénario : devoir laisser ma voiture là-haut tout l’hiver et ne pouvoir la récupérer qu’à la fonte des neiges, vers Pâques. Voici un début d’année bien maussade pour moi avec ce premier défi, car tout va être plus compliqué sans véhicule.

Je me sens freinée net dans mon élan. Je me sens stupide de mon erreur et je me demande comment les météorologues n’ont pas vu venir ce paquet de neige (pas plus que moi d’ailleurs qui avait pourtant des fenêtres me montrant la réalité! 😄) et puis Dieu, n’aurait-il pas pu attendre quelques heures de plus avant de lâcher la neige ? Bref, je grogne. Arrêtée net par quelques flocons, c’est fou comme quelque chose de si petit, léger et éphémère peut me bloquer si facilement.

Le lendemain, de la pluie-neige est annoncée. J’espère très fort qu’il s’agira de pluie pour dégager cette route. Mes amies prient, moi je n’ose même pas y croire.

Dieu a certainement eu pitié de moi, car il a alors beaucoup plu! Je suis vraiment navrée pour tous les skieurs qui se sont retrouvés sans neige pour leur fin de vacances - n’hésitez pas à m’envoyer vos réclamations! 😂 La route ainsi dégagée pour quelques heures avant de nouvelles chutes de neige, je peux vite récupérer ma voiture !

Ouf, me voici à nouveau à plein régime avec ce moyen de transport me permettant d’honorer tous mes rendez-vous professionnels et privés.

Quelle leçon! Arrêtée net au travers de la neige et libérée 3 jours plus tard par la pluie, tout cela par la volonté de Dieu.

Cela me rappelle cette vérité fondamentale que j’ai tendance à oublier dans mon quotidien et dans mes planifications :

« Tout vient de Dieu, tout subsiste par lui et pour lui. A lui soit la gloire à jamais! Amen.» Romains 11:36 (version BDS)

Dans mon rôle d’aumônière pour les sportifs et sportives, je suis régulièrement confrontée à des personnes arrêtées brusquement par une blessure, un accident ou une maladie, tandis que d’autres se sont rapidement propulsées en avant grâce à une victoire, une sélection ou par une rencontre. Et alors que nous entamons 2024 et que nous prévoyons plein de projets ou que nous sommes remplies de désirs, n’oublions pas de dépendre de Celui par qui tout subsiste.

C’est l’Eternel qui a le pouvoir de nous faire avancer ou de nous arrêter, ainsi

«voici ce que nous devrions dire : si le Seigneur le veut, nous vivrons et nous ferons ceci ou cela!″» Jacques 4:15 (BDS)

Sans craindre notre Dieu qui agit toujours par amour et dans le but d’amener la vie, réjouissons-nous de tous nos projets et restons également humbles face à ce que nous pouvons réaliser.

Aujourd’hui, au travers de ce petit partage, je souhaite nous encourager à garder confiance en Dieu dans tous les défis, surprises et imprévus que cette année nous réserve !


 
 

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Le regard

Bonjour à toi qui me lis aujourd’hui!

Tu te souviens peut-être que je suis bénévole dans une maison de personnes âgées. Dans cet endroit, il y a souvent des concerts et qui dit musique dit danse!

Je découvre que beaucoup de nos aînés, avant que le handicap touche leur vie, aimaient danser et le faisaient souvent. Là maintenant, ils marchent avec peine, mais lorsque la musique arrive, ils sont prêts à danser et même parfois laissent leur canne de côté pour mieux bouger! Même ceux qui n’ont jamais danser se laissent prendre par la joie de la musique et des chants connus et nous appellent pour danser avec eux.

Ce qui me touche, ce n’est pas uniquement de les voir danser, mais c’est le regard que l’on se donne lorsque l’on danse. Danser ce n’est pas uniquement bouger, c’est aussi regarder l’autre et par ce regard lui dire qu’il est important. Quand j’aide une aînée ou un aîné à danser et que je le regarde, je vois ses yeux se mouiller, je vois le plaisir de la relation particulière; j’y perçois parfois la tristesse de ne plus pouvoir faire “comme avant”. Même pour ceux qui n’ont jamais dansé dans leur jeunesse, je vois la joie d’oser et l’envie de connaître ce moment spécial qu’est de danser avec quelqu’un.

Lorsque je les regarde, que ce soit en dansant debout avec eux ou en “dansant avec les bras” pour ceux qui sont en chaise roulante, je leur redonne leur identité d’homme et de femme. Ils ne sont plus uniquement des personnes à soigner, des personnes avec un handicap, ils sont à nouveau “debouts”. Ils sont Monsieur et Madame… qui ont leur place et leur dignité.

Je crois que c’est ce regard là que Dieu notre Père nous offre. Ce regard qui te voit au-delà des apparences, au-delà de tes impossibilités. Ce regard qui te dit que tu comptes que tu es importante, que même si tu ne sais pas danser, ta valeur est entière.

Si tu allais vers ton miroir, et prenais le temps de te regarder, de te dire en paroles ou en silence que tu es importante que tu comptes dans ce monde et pour cette journée. Peut-être cela te permettra-t-il de regarder quelqu’un aujourd’hui et de lui faire comprendre qu’il a de la valeur!

Permets-moi de terminer par plusieurs petites phrases tirées de Jérémie 31:16-34

“il y aura une compensation pour ta peine; Il y a de l'espoir pour ton avenir; C'est que je suis profondément bouleversé quand il est question de lui (elle), je ressens beaucoup de compassion pour lui (elle), déclare l'Eternel.

Prête attention à la route, au chemin que tu as suivi! En effet, je désaltère celui qui est fatigué et je rassasie tous ceux qui dépérissent. je mettrai ma loi à l'intérieur d'eux, je l'écrirai dans leur coeur, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.”

 
 

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De la pluie et des larmes

Hello amie,

Il pleut. Depuis que j’ai commencé à écrire sur ce blog, j’en ai parlé bien des fois de cette pluie qui n’en finit pas de tomber. Mais là… elle tombe comme jamais. Elle tombe dangereusement.

Installée dans mon atelier sous les combles, je n’entends qu’elle, comme si elle voulait attirer mon attention. Je l’entends tomber en gouttes intenses sur le toit mais surtout je l’entends glisser le long de la gouttière qui la recueille et l’emmène rejoindre le Rhône par je ne sais trop quel chemin.

Voudrait-elle me dire quelque chose ?!?

Je pense à toutes ces larmes versées par toi, par moi et tant d’autres. Toutes ces larmes de deuil, de tristesse, de colère, d’incompréhension, de doutes, d’injustice, d’abandon… que Dieu a recueillies non pas dans une gouttière, mais dans Son outre. Toutes ces larmes qu’Il a comptées et aucune qu’Il n’a laissé tomber à terre. Parfois si denses qu’elles doivent faire le même bruit en arrivant dans Sa main.

Pourquoi ? Pourquoi tant d’attention pour des larmes ?!? Pourquoi tant de soins pour mes larmes, tes larmes, nos larmes ?

« Parce que je tiens beaucoup à toi, tu es précieuse et je t’aime. C’est pourquoi je donne des peuples à ta place, des êtres humains en échange de toi. » Esaïe 43:4

Maintenant, … le SEIGNEUR te dit ceci, lui qui t’a créée et formée : « N’aie pas peur, je te libère. Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Esaïe 43:1

Penses-y la prochaine fois que ton cœur débordera en larmes. Dieu ne t’abandonne pas et tes larmes sont comptées. Elles sont recueillies dans l’outre divine.

 

Milvia Carraux
nouvelles@netplus.ch

 

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Car mon Dieu est...

Salut amie,

Les choses que nous faisons, les choix qui sont pris sont importants, mais ce qui est le plus important c’est qui Il est.

Alors, aujourd’hui je t’invite à laisser ces vérités saturer ta pensée et tes émotions.

Pas parce que je fais le bien mais parce qu’Il est bon.

Pas parce que je suis forte mais parce qu’Il est grâce.

Pas parce que j'ai bien agi mais parce qu’Il m'aime.

Pas parce que je suis capable mais parce qu’Il est patient.

Pas parce que je prie mais parce qu’Il est puissant.

Pas parce que j'ai fait le bon choix mais parce qu’Il pardonne.

Pas parce que j'ai fait ce qu'il fallait mais parce qu’Il me connaît si bien.

Pas parce que je me lève tôt pour lui mais parce qu’Il m’a déclaré son enfant.

Pas parce que j'accomplis de grandes choses mais parce qu’Il a donné son Fils.

Pas parce que j'ai la foi mais parce qu’Il m’a choisi.

Pas parce que j'étudie mais parce qu’Il se révèle à mon cœur.

Pas parce que je suis obéissant mais parce qu’Il est mon Père.

Pas parce que je demande mais parce qu’Il est généreux.

Pas à cause de ce que je suis mais à cause de qui Il est.

C'est à partir de ce lieu, en Le connaissant, que nous pouvons ÊTRE et ensuite entrer dans les œuvres qu’il a préparées pour nous.

Ecoute! que te dit Dieu maintenant ?


“Ma santé peut se fragiliser et mon esprit s'affaiblir
mais Dieu reste la force de mon cœur.”

(inspiré du Psaume 73:26)

 

Marianne Van Hasselt-Zondervan
mariannevanhasselt@gmail.com

 

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Chronique de la salle de bain (27)

Chère amie,

Je suis très heureuse de te retrouver pour une nouvelle chronique de la salle de bain . Mais il faut que je t’avoue quelque chose: je ne suis pas satisfaite de ce que j’ai fait! De mon point de vue (et seulement du mien évidemment), je trouve que je pourrais faire mieux, que ce que je dis est un peu flou, un poil trop moralisateur à mon goût. Bref, il aurait fallu que je recommence mais tu t’en doutes, ça ne se fait pas en un claquement de doigt. J’ai beaucoup de projets en cours en ce mois de décembre et je n’arrive pas (ou ne je ne veux pas?) dégager du temps pour retourner une chronique. Ce matin, alors que j’écris ce texte, il y a cette phrase qui me trotte dans la tête : "fais vaut mieux que parfait ». Ma chronique n’est pas exactement comme je le souhaiterais… et alors? Elle a le mérite d’être faite et c’est déjà bien!

Tout ce que je viens de te dire n’a rien à voir avec ma chronique du jour…quoique….parfois aller dans des terrains inconnus (tu sais ceux où l’on ne maîtrise pas grand chose!) peut nous amener de grandes bénédictions!

Bon visionnage chère amie!

Je t’embrasse,


 
 

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L'insouciance

Hello amie,

Jésus, en Matthieu 6:25-34, me demande l’impossible.

Il m’invite à l’insouciance.

L’insouciance c’est ce que ressent un nouveau né, inconscient du danger, ignorant les milles catastrophes possibles, confiant dans les doux soins de ses parents.

L’insouciance est un état que je n’ai jamais connu.

Toute petite déjà, je savais que j’allais devoir me débrouiller seule. J’ai donc commencé mon long voyage d’experte en contrôle. Et il ne faut pas mépriser cet état, pendant ces années dangereuses de mon enfance, cela m’a sûrement protégée.

Pourtant, 55 ans plus tard, Dieu me relance Son invitation : “Liliane, je t’invite à être insouciante dans mes doux soins” (careless in the care of God)

Comment faire cela ? Psaume 27 nous donne des indices :

 

"Le Seigneur est ma lumière et mon sauveur, je n'ai rien à craindre de personne.
Le Seigneur est le protecteur de ma vie, je n'ai rien à redouter.
Si des gens malfaisants s'approchent de moi comme des bêtes féroces,
ce sont eux, mes ennemis acharnés, qui se retrouveront par terre.
Si une armée vient m'assiéger, je n'éprouve aucune peur.
Et si la bataille s'engage contre moi, même alors je me sens en sécurité.
Je ne demande qu'une chose au Seigneur, mais je la désire vraiment:
c'est de rester toute ma vie chez lui,
pour jouir de son amitié et guetter sa réponse dans son temple."

Ce psaume je le connaissais bien depuis longtemps, sans avoir pu lâcher mon contrôle comme l’a fait David. Il me manquait une étape essentielle : la guérison intérieure.

Aujourd’hui je te partage mon processus en 5 chapitres :

  • Avoir une personne avec qui faire ce travail

  • Constater des blessures du passé et leurs causes

  • Pleurer ces pertes

  • M’engager sur un chemin de pardon.

  • Apprendre qui est le vrai Dieu, aller vivre avec Lui dans Sa maison et Lui abandonner le contrôle de ma vie.

La suite du Psaume 27 sera possible :

"Alors, quand tout ira mal,

je regarderai de haut les ennemis qui m'entourent.

il pourra m'abriter sous son toit,

il me cachera dans sa maison,

il me mettra sur un roc, hors d'atteinte."

Ces 5 étapes ont été essentielles afin de commencer à être insouciante !

J’ai pu être accompagné par un psychiatre attentionné (et j’y suis encore pour quelques mois).

Ensemble nous avons regardé en face les immenses pertes subies dans mon enfance.

J’ai pleuré toutes ces larmes que je n’avais pas pu pleurer en tant que petite fille. Il est vital de pleurer dans la présence d’une personne bienveillante pour être vraiment consolé.

Puis vient l’étape du pardon. J’aime le terme “chemin de pardon” car on pardonne au fur et à mesure qu’on réalise les pertes subies.

L’étape suivante, c’est l’abandon à Dieu. Mais pour faire cela j’ai dû apprendre qui Il est vraiment. Un Dieu doux, respectueux, passionné par moi, déterminé à m’apporter consolation, guérison et libération. Cela m’a pris du temps de Lui faire entièrement confiance.

L’insouciance devient alors une possibilité. Je dis “possibilité” car je suis encore en chemin. Les 5 étapes ne sont encore pas complètement achevées, je fais des aller-retours entre l’une et l’autre. Mais Dieu est déterminé à m’amener à l’état de l'insouciance. Il me ré-invite inlassablement. Car Il sait bien que seule cette vie-là est la bonne.

L’insouciance ?
Lâcher le contrôle ?
Sautiller à travers champ en chantonnant ?
Regarder le dragon dans les yeux sans flancher en gardant mon âme d’enfant ?

Possible maintenant ! Avec ma main dans celle de Dieu, mon cœur consolé.

Remplie d’espérance aussi pour toi,


 
 

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Le petit poivrier

à toutes les grands-mères qui prient pour leurs enfants et qui ont le courage de parler

Chère amie,

C’était l’été 2019, le 12 août. De ces dates que l’on n’oublie pas. Mon fils avait prévu de faire un petit tour de Suisse avec notre voiture familiale aménagée en camping-car. Il voulait montrer à son amie ses endroits préférés.

Juste avant de se mettre en route, rassemblant ses dernières affaires, il m’a demandé si j’avais un petit poivrier. « Oui ! » J’en avais un. Celui que j’avais hérité de ma grand-mère. Il ferait parfaitement l’affaire.

« Mais tu me le ramènes », lui ai-je dit, « C’est celui de Mémé. »

Mémé, elle priait pour ses enfants, et pour les enfants de ses enfants. Et c’est elle aussi qui, la première, a parlé. Juste quelques mots … au sujet de cet événement dont il était interdit de parler dans notre famille. Juste quelques mots, dans une confidence faite à une amie, comme l’épanchement d’un silence trop lourd à porter. Juste quelques mots, mais assez pour donner une piste, un indice, qui a poussé mon frère à chercher.

Le jour où toute l’histoire est venue à mes oreilles, moi, je savais déjà. En fait, je savais depuis toujours. Ces choses-là, on les sent. Quelque part, au fond de soi, on sait, sans savoir.

Mais quand j’ai entendu les mots de la bouche de mon frère et que j’ai su vraiment, tout s’est écroulé. J’ai essayé de contenir l’immense vague de cette douleur insoutenable qui remontait à la surface. J’ai essayé de m’accrocher aux parois glissantes du puits sans fond dans lequel je tombais. J’ai essayé de rester debout face à la violence du souffle qui balayait ma vie, en m’appuyant sur la vérité que notre Dieu est un Dieu qui pardonne.

Mais la vague était trop forte, le vent trop violent. Mes mains ont glissé et je suis tombée … tout au fond, jusqu’à ce que mon corps meurtri s’écrase lourdement sur un rocher. Mon rocher … mon Dieu … mon Sauveur ... mon Jésus.

Alors Dieu est venu me relever et me conduire sur le chemin de la restauration. Et c’est au moyen du petit poivrier qu’il a commencé à me parler.

Le tour de Suisse de mon fils n’a finalement duré qu’une journée. Le soir même, nous avons reçu un téléphone : « Ne vous inquiétez pas, on va bien, mais on a eu un accident dans la montagne »

La vue est magnifique au sommet du Grammont. Il y était allé en course d’école quand il était un petit garçon. Il voulait lui montrer, regarder le coucher du soleil avec elle. Mais le chemin était impraticable, trop raide et tellement dangereux ! La voiture a glissé … heurté le flan de la montagne … roulé sur le côté … roulé … roulé encore … Il a pris son amie dans ses bras, elle a prié, et ils se sont dit « c’est fini !». Ils étaient prêts à mourir.

Et la voiture s’est arrêtée … comme si une main l’avait retenue … sur les roues, les vitres brisées, les portières enfoncées. Ils sont sortis … sans savoir comment … elle en premier, essayant de retenir la voiture instable de ses petites mains, lui ensuite, comme si une force l’avait tiré dehors. Les secouristes ont parlé d’un miracle.

Autour de la voiture, cinq objets jonchaient le sol. Une couverture, un jerrican d’eau, un portable pour appeler les secours, la petite Bible rouge de mon fils et … le petit poivrier.

Des objets de premiers secours, la petite Bible … Dieu était clairement présent dans cet accident. Il est venu à leur secours, il a voulu qu’ils vivent ! Mais pourquoi le petit poivrier ? Que voulait nous dire Dieu par là ? Quel rapport entre ce petit poivrier et le fait que mon fils ait été sauvé, lui et son amie ?

Ce n’est que quelques jours plus tard que les paroles « de génération en génération » se sont imposées à moi.

La réponse au mystère du petit poivrier ne se trouvait pas dans l’objet en lui-même, mais dans le fait qu’il appartienne à ma grand-mère.

Dieu a continué à m’éclairer par sa parole :

« L’Éternel, l’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent, et qui punit l’iniquité des pères sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération ! » Exode 34:6-7

Le petit poivrier a été le déclencheur du processus de guérison pour moi et mes enfants, et en même temps une belle promesse de bénédiction sur ma famille. Le souvenir de la main de Dieu qui est intervenue pour sauver mon fils et son amie est un puissant encouragement qui me porte à travers toutes les étapes de notre long chemin de restauration. Et si celles-ci semblent d’abord un sujet de tristesse et non de joie, il en découle toujours un fruit paisible de justice. Je sais qu’elles sont pour notre bien, car le Seigneur reprend ceux qu’il aime, afin qu’ils participent à sa sainteté. (Hébreux 12:5-11)

 

« Pour le bien de ceux qui l’aiment, pour le bien de ceux qui sont appelés selon son dessein, Dieu fait agir ensemble toutes choses.» Romains 8:28

« Les desseins de l’Éternel subsistent à toujours,
Et les projets de son cœur de génération en génération.»
Psaume 33:11


 

Sylvie Scheidegger
e-mail

 

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