Les larmes du printemps

Chère amie,

Je regarde par la fenêtre. L’hiver est passé. Une fine pluie tombe sur le jardin.
Dans l’herbe verte fleurissent des jonquilles, comme de petites cloches jaunes qui annoncent sans bruit le retour du printemps.
Le ciel est chargé de gros nuages sombres poussés par le vent.
Et puis, tout le jardin s’illumine. Le ciel s’éclaircit. Les gouttes de pluie se transforment en un millier de perles brillantes. Les feuilles des arbres, comme de petits morceaux d’étoffe accrochés aux branches, scintillent dans le vent.
Les larmes coulent en silence sur mon visage. L’hiver est passé.
La lumière, comme un éclat de beauté, comme une force douce et paisible, envahit mon jardin, ma maison, mon être tout entier.
C’est le temps de la résilience.
La douleur n’a pas été effacée, ni oubliée. Elle a été traversée.
Ce qui a été perdu, gâché, abîmé, n’a pas pu être réparé, mais pleuré.
Le passé ne m’enferme plus. J’apprends à vivre avec, comme la trace de l’ombre dans la présence de la lumière.
Et pour la première fois, je sens une joie nouvelle. Une joie comme la douce chaleur d’un rayon de soleil dans la pluie fine du printemps. Un sourire au milieu des larmes.
Une joie pleine, pure, simple. Comme une tendre caresse. Une paix profonde. Une bénédiction.

J’ENVERRAI LA PLUIE EN SON TEMPS, ET CE SERA UNE PLUIE DE BENEDICTION. Ezechiel 34:26


 

Sylvie Scheidegger
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Aller bien

Chère lectrice,

Comment vas-tu ?

Cette question, nous avons l’habitude de la poser. C’est presque un automatisme. Une formule de politesse comme un rappel que nous sommes humains et comme une invitation à nous tourner vers l’autre. Seulement, on a rarement le temps de s’attarder sur la réponse, à moins de le vouloir tous les deux.

Comment vas-tu ?

Je me demande si ta réponse est « Bien ! » (et me voici reconnaissante envers Dieu de te savoir bien !), ou « Ça va… », ce qui me dit que les choses ne sont pas toutes simples mais que tu ne désespères pas (et j’espère que tu sens que Dieu est là, avec toi, comme un soutien qui te permet de tenir bon), ou si la réponse te reste en travers de la gorge parce que tu as mal (et alors je prie que Dieu vienne te consoler et sécher tes larmes). (Chaque parenthèse est vraie et sincère ; ce ne sont pas des paroles en l’air.)

La vérité, me semble-t-il, est que nous ne pouvons jamais aller complètement bien sur cette Terre, tant que le Mal sous toutes ses formes n’aura pas été complètement évincé et anéanti. Lorsque les prophéties contenues notamment dans les livres d’Esaïe, Ezéchiel et de l’Apocalypse s’accompliront et que nous verrons « le tabernacle de Dieu parmi les hommes » et qu’« Il habitera avec eux, ils seront son peuple et Dieu lui-même sera avec eux, [il sera leur Dieu] », là nous serons complètement bien : « Il essuiera toute larme de leurs yeux, la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car ce qui existait avant a disparu » Apocalypse 21:4.

Dans l’intervalle, nous ne pouvons échapper aux déconvenues et à la souffrance. Il est certain que nous aimerions qu’il en soit autrement.

Que faire alors ?

Revenir encore et encore, inlassablement, vers Celui qui nous garantit que ces prophéties sont vraies et prendront vie, vers Jésus qui nous parle d’une « joie complète » à laquelle nous pouvons déjà goûter aujourd’hui (voir Jean 15:11 et Jean 17:13).

Réaliser cela me pousse à m’accrocher à Dieu, à compter sur Lui, à dépendre de Lui… N’est-ce pas l’aveu d’une faiblesse ? Pourtant, l’apôtre Paul nous transmet ces paroles de Jésus : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » 2 Corinthiens 12:9. Ces paroles sont libératrices car, au lieu de nous efforcer de tout contrôler pour tout gérer et avoir l’impression de réussir, elles nous apprennent que c’est plutôt dès le moment où nous reconnaissons humblement que nous ne pouvons pas tout faire, que nous voyons nos limites et nous en remettons à Dieu que tout peut changer pour le meilleur. Pourquoi ? Parce qu’au lieu d’opposer une résistance à Dieu en voulant agir à sa place, nous donnons libre cours « à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » Ephésiens 3:20.

Ce que Jésus fait, par amour pour nous, c’est nous libérer de tout ce qui oppresse et asservit. Nous, pour nous protéger du mal, nous érigerons des forteresses qui nous emprisonnent et nous donnent un faux sentiment de sécurité. Ces murs empêchent Dieu de toucher notre cœur et de nous transformer. Lorsque nous baissons notre garde et l’invitons, Il nous délivre de ce que nous redoutions.

Entends-tu cette voix ? Viens. Prends confiance. Non pas en toi, mais en moi. Dis-moi tes doutes, tes inquiétudes. Si j’ai enduré la croix, que ne pourrais-je supporter ? Ose prendre ma main. Ose le contact. Ose faire confiance. Ose venir.

Nous sommes faits pour Vivre libérés avec Jésus. Il existe d’ailleurs une formation qui s’intitule ainsi, Vivre libéré !, que je recommande vivement. C’est l’organisation Campus pour Christ (celle-là même qui est derrière ces Mails Hebdo) qui apporte ces enseignements. Ceux-ci m’apparaissent cruciaux et si bénéfiques pour avancer dans notre marche avec Jésus ! Je ne peux que t’encourager à t’intéresser à ce parcours : https://campuspourchrist.ch/coursvivrelibere/

Ma prière, pour conclure, c’est que tu ailles bien, en Jésus.

Bonne route !

Cordialement,


 

Samantha Steiner
samantha@eglisehome.com

 

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À qui sait attendre...

Bonjour chère amie

Est-ce que tu t’es déjà trouvée dans une situation qui directement te fait penser à un texte biblique? C’est ce qui m’est arrivée pendant mes vacances.

Pendant ces vacances, j’ai choisi une excursion qui se fait en petit bus avec au maximum 12 places (sans compter le chauffeur et la guide). Alors que je rentre dans le bus je réalise que les dernières places sont toutes au fond, et je vois aussi que la plupart des autres passagers sont plus jeunes et plus petits que moi. Je m’installe tant bien que mal tout au fond. Je ne peux même pas m'asseoir droite car mes jambes sont trop grandes.

Alors, d’abord, je râle intérieurement…

Mais très vite je me dis que si je râle je vais me gâcher la journée! Donc je demande à Dieu la grâce de vivre cette journée paisiblement, avec la joie de la découverte et de la rencontre avec les autres touristes. On part et on traverse la ville. Alors que je bus s’arrête devant un hôtel, je prends conscience que deux personnes vont encore rentrer dans le bus et que je ne sais pas comment on va faire si elles sont aussi grandes que moi. Mais Dieu avait prévu autre chose!

Alors que le couple sort de l’hôtel, la guide m’appelle et m’invite à m'asseoir devant à côté d’elle et du chauffeur. Le couple ira au fond et pourra utiliser 3 places… ils sont un peu plus petits que moi. 🙂

As-tu deviné quel est le passage biblique qui m’est venu à l’esprit?

Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t'a invité viendra, il te dise: «Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi.»
Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
Luc 14:10-11

Je ne me sentais pas meilleure ni plus importante que les autres mais réellement privilégiée. J’ai pris cela comme un cadeau de mon Père céleste et j’étais émue de voir que si vite une solution était trouvée sans que je ne dise quoi que ce soit. J’avais choisi de ne plus râler et d’accepter les aléas de cette journée et Il a pourvu pour que tout le monde soit bien et confortable. J’ai aussi eu du plaisir à partager avec les autres touristes tout au long de la journée.

Notre Père céleste nous connaît et prend plaisir à nous bénir. Savons-nous toujours le reconnaître ? Je crois aussi que ce texte qui m’est venu à l’esprit m’a donné envie de veiller à faire de même avec ceux qui m’entourent et qui se croient sans valeur. Est-ce que je sais les «appeler» devant pour les bénir? Est-ce que je les vois ou est-ce que je préfère m’occuper de moi-même?

Dieu t’a-t-il aussi surpris ces derniers temps par son amour et son soin envers toi?

Sois bénie, toi qui n’est pas oubliée ni moindre que les autres, mais importante et précieuse!


 
 

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Je vois!

Hello chère amie,

Un avantage de prendre de l’âge (57!), c’est que je vois de plus en plus clairement ce que Dieu est en train de faire dans ma vie.

Je commence à voir de mieux en mieux la totalité de la tapisserie qu’est ma vie, de voir le “Big Picture” ou “l’image dans son entièreté”. Et sais-tu ce que je constate ? Je vois Le fil doré de l’exquise fidélité de Dieu, les couleurs vives de Ses consolations dans mes moments sombres, les boutons amusants des moments de joie, les dentelles de Sa délicatesse au cœur des mes tragédies et le fil rouge de Son projet pour ma vie.

Les Psaumes sont remplis de ces moments-là; tout un peuple qui regarde en arrière pour énumérer la liste des faits de leur Dieu.

  • Psaume 77:12 Je me souviens de ce que tu as fait, Seigneur, oui, j'évoque tes merveilles d'autrefois

  • Psaume 78:4 Nous redirons à la génération suivante les louanges du Seigneur, sa puissance et les merveilles qu'il a faites

  • Psaume 103:2 Oui, je veux bénir le Seigneur, sans oublier un seul de ses bienfaits.

N’est-ce pas inspirant cette habitude ? Regarder en arrière et énumérer les fois où l’on a vu Dieu à l'œuvre dans nos circonstances ! Aimes-tu regarder tes photos, montrer tes albums de photos à tes amies ? C’est pareil avec les récits sur Dieu et Sa fidélité. On peut passer du temps à les raconter. Cette pratique renforce notre foi, nous aide à faire face à l’épreuve suivante, met en perspective les événements.

Démonstration pour une prochaine conversation que tu pourrais avoir avec une amie : “As-tu du temps pour une belle histoire ? J’étais dans un temps sombre… et là tu ajoutes ta réalité…et regarde comment Dieu s’y est pris pour me sortir de là.”

Voici ma version de cet exercice : “As-tu du temps pour une belle histoire ? J’étais dans un temps sombre en lien avec la maladie de ma maman. Mes vieilles terreurs d’angoisse et le sentiment d’abandon étaient prêts à me sauter dessus, et voilà que je sens la douceur de Dieu dans les corridors de l'hôpital, j’entrevois Sa délicatesse dans l’appel de cette amie qui demande des nouvelles, je perçois Son espérance dans un instant de lucidité dans le regard de ma mère. Mon Dieu est vraiment présent !”

Grandissons dans notre capacité de parler de Dieu et de Sa fidélité.

Je crois que c’est cela la foi, ouvrir grand les yeux pour voir juste combien notre Dieu imprègne nos vies par Sa majestueuse présence dans les moindres détails.

Et pour vous les plus jeunes qui me lisez, prendre de l’âge à cet avantage : voir de mieux en mieux la beauté du chef d'œuvre de ce que Dieu est en train de faire de nos vies !!

Affectueusement,


 
 

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Chronique de la salle de bain (39)

Chère amie, 

Dans un monde devenu complètement fou, axé sur la performance (employée fiable, bonne - et douce - mère, bonne épouse, excellente amie, sportive émérite, créative, etc...) et la productivité… où est-ce que l’on situe le repos hebdomadaire et est-ce que c’est quelque chose que nous pratiquons? 

Questions que je me pose dans cette chronique.

Amitié,


 
 

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3… petits points

Ne soyez inquiets de rien, mais demandez toujours à Dieu ce qu’il vous faut. Et quand vous priez, faites vos demandes avec un cœur reconnaissant. » Phil 4.6

Les 3 petits points…

J’aime bien les 3 petits points, tu as remarqué ?

3 petits points ou points de suspension… J’en mets un peu partout.

Je les aime parce qu’ils me permettent de libérer l’imagination, de laisser deviner la suite ou de ne pas fermer une discussion…

Je les aime moins quand ils expriment des doutes, des solutions pas encore trouvées, des questions trop grandes ouvertes, l’inconnu… et mon impuissance.

Jumeaux dans l’écriture, ils sont pourtant bien distincts dans l’interprétation.

Si les premiers m’apportent la joie et supposent une ouverture positive, les seconds expriment l’impuissance devant une situation ouverte. Ils interrogent sur la solution à apporter et sont un peu anxiogènes, je l’avoue.

Ce sont ces scénarios-là qu’il me faut apporter à Dieu chaque jour. Ceux qui agitent mon imagination sans trouver de point final. Ceux qui n’ont pas encore trouvé leur histoire… parce que la suite ne leur appartient pas… ou ne m’appartient pas.

La suite appartient à Dieu. Il est LA solution… et je l’oublie bien trop souvent.

J’oublie de Lui demander ce qu’il me faut. Non pas ce que je veux, mais ce que Lui veut dans telle ou telle situation.

J’oublie de le Lui demander « toujours », parce que Lui sait TOUT, TOUJOURS.

J’oublie Son désir que je ne sois inquiète de RIEN.

Et j’oublie parfois de le faire avec un cœur reconnaissant, sans exigences.

Alors parfois mes … 3 petits points peuvent durer longtemps, très longtemps. Jusqu’à ce que je les reprenne un à un et en parle à mon Dieu avec un cœur reconnaissant pour découvrir Sa solution, quelle qu’elle soit.

Et ça, c’est toujours une belle surprise quand la joie remplace l’inquiétude !

Et toi, quels sont tes … 3 petits points à partager avec Dieu ?


 

Milvia Carraux
nouvelles@netplus.ch

 

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Et si on parlait... de la souffrance ?

Chère amie,

Y’a des sujets qu’on préfère éviter que de traiter, mais celui-ci est tellement d’actualité que j’ai à coeur d’en parler, en espérant apporter une graine d’espérance dans tes souffrances.

Bonne écoute !


 
 

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Comme un poisson dans l'eau

Chère amie,

Quand je descends dans mon jardin, je passe toujours près de la mare pour saluer les poissons. Ces jours, ils se montrent souvent, comme appelés par les doux rayons du soleil printanier.

Parfois, je ne perçois qu’un mouvement de l’eau. Ils se faufilent sous les roseaux ou autres herbes aquatiques sans que je ne puisse les voir, ne laissant derrière eux qu’une vague silencieuse.

Mais quand j’ai de la chance, je les aperçois. L’un rose pâle, presque transparent, l’autre plus foncé, d’un rouge-orange lumineux. Leurs nageoires, comme des voiles de soie argentée, ondulent doucement dans l’eau.

Puis, ils repartent se cacher au fond de l’étang, d’un mouvement du corps tranquille et puissant, sans faire de bruit.

Mon voisin jaloux avait maudit les poissons en prédisant pour eux la maladie et la mort.

Pourtant, durant sept années, ils ont été là, comme un signe de la fidèle bonté de Dieu pour moi.

A chacune de leurs apparitions, mon âme redit, comme dans un chant d’allégresse : « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! » Et mon âme apaisée chante encore : « l’Éternel est mon partage ; c’est pourquoi je veux espérer en lui. L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel. » (cf. Lamentations de Jérémie 3:22-26)

L’autre jour, assise au bord de l’eau, dans l’herbe verte, je méditais en regardant les poissons. Leurs écailles scintillantes, leur mouvement souple et fluide, leur force tranquille.

L’eau était calme, l’air était doux.

Et au fond de moi, la même sensation de douceur, de chaleur, de force tranquille.

Cette sensation, c’est ce que Dieu a fait pour moi. La guérison et le don de sa paix. Pas une paix qui tombe du ciel, une paix qui s’incarne.

Comme le soleil levant, Dieu m’a visitée d’en haut, pour m’éclairer, moi qui étais assise dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour diriger mes pas dans le chemin de la paix. (cf. Luc 1:78-79)

On prend parfois la prière comme un raccourci pour recevoir la paix. Mais quand l’insécurité est profonde, le chemin de la paix est un long parcours sur lequel on avance pas à pas en dialoguant avec Dieu dans la prière.

Dieu n’est pas un distributeur automatique de paix. Il est présent sur notre chemin. Il nous accompagne. Il dirige nos pas, nous conduit, nous encourage.

Le dernier pas que Dieu m’a conduite à faire a été la physiothérapie. Un travail en profondeur sur les fascias, pour libérer les tensions figées dans mes muscles et accumulées depuis des années comme une couche de calcaire autour des traumatismes du passé.

Un travail en douceur qui envoie des signaux de sécurité à mon cerveau. Petit à petit, mon système nerveux se détend, mon corps se relâche. Je retrouve souplesse et mobilité.

Confiance et paix.

Je peux intégrer vraiment ces paroles du Seigneur : « Je ne vous laisserai pas orphelins … Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix … que votre cœur ne se trouble point. » (Jean 14:18 et 27)

C’est une paix nouvelle. Une paix véritable. Une paix profonde. Une paix qui coule comme un fleuve sur mon âme d’enfant consolée. (cf. Ésaïe 66:12-13) Une paix que personne ne peut m’enlever.

Même si mon cœur est encore troublé parfois, même s’il y a encore des hérons cendrés qui volent au-dessus de la marre, j’ose monter à la surface pour jouir des rayons du soleil printanier. « Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ; il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. » (Psaume 84:11-12)

Portée sur Ses bras, caressée sur Ses genoux, consolée par Lui comme une mère console son enfant, je me sais en sécurité. Je me sens en sécurité. (cf. Ésaïe 66:12-13) … comme un poisson dans l’eau.


 
 

Sylvie Scheidegger
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Trop beau!

Chère lectrice,

As-tu un tic de langage ? C’est l’un des miens qui m’a inspiré cette réflexion. Je remarque que je dis systématiquement « trop bien ! » ou « trop beau ! » pour exprimer un sentiment de réjouissance quand on me partage quelque chose. Cela me frappe surtout à l’écrit, quand je réponds à un message et que, spontanément, c’est la réponse qui me vient. Je me retrouve à chercher des tournures de phrase analogues pour formuler mon enthousiasme.

Je sais que l’expression traduit une forme d’exagération et a un côté excessif avec ce « trop » qui fait grincer les dents des bons profs de français. Quel langage familier ! Qu’à cela ne tienne, je ne peux m’empêcher de sortir (trop) souvent un « trop beau ! » ou « trop bien ! » quand je ressens de la joie ou de l’admiration dans une situation ou une autre.

Je m’accommode de ce défaut en me disant qu’il manifeste une tendance à l’émerveillement, une capacité à apprécier l’extraordinaire (d’où le « trop ») dans la vie de tous les jours. Peut-être cela m’évite-t-il de devenir insensible ? (Encore faut-il que ce tic de langage, par définition un acte incontrôlé, suscite une réflexion consciente…) Je crains que le banal nous blase et rende les petites choses du quotidien inintéressantes. Ce serait dommage !

Je crois que Dieu désire susciter en nous l’admiration, la joie et l’émerveillement. Il ne se serait sinon pas donné autant de peine avec la Création, non ? Chaque jour de la Création, Il a observé « que c’était bon » (Genèse 1:4, 10, 12, 18, 21 et 25) et même « très bon » (Genèse 1:31). Nous aussi, tous les jours, nous pouvons regarder autour de nous, contempler ce que Dieu a créé et y trouver ce qui est bon.

Par ailleurs, il me semble que souvent mon « trop beau ! » est suivi d’une prière de reconnaissance à Dieu. C’est une occasion de lui dire merci. Merci pour ce qui s’est bien passé, merci pour ces prières exaucées, merci pour ta fidélité, merci pour ces progrès, merci pour ces paroles qui me touchent, merci pour ce ciel magnifique, merci pour ce sourire ou pour cette petite attention, etc. Et ces « merci » ne sont pas seulement pour moi. Quand je dis « trop beau », c’est souvent à réaction à ce que d’autres vivent et me partagent. Me réjouir pour mon prochain, c’est une manière de l’aimer.

Il y a un peu plus d’un an, nous avions écrit plusieurs Mails Hebdo sur ce thème, « aimer ». Je me souviens combien j’avais trouvé difficile de trouver les mots pour en parler. Et là, je souris de découvrir qu’un bête tic de langage a pu m’inspirer toute cette réflexion et me montrer comment je peux aimer mon prochain.

S’il t’arrive aussi d’utiliser cette expression « trop bien ! » ou une autre similaire, je t’encourage à l’accompagner, dans ton cœur, d’une prière de reconnaissance à Dieu pour ce qui t’a ainsi réjouie.

J’espère que ce texte te donne envie de saisir ces occasions de t’extasier sur ce qui fait la beauté de ton quotidien et de louer Dieu pour cela.

Sois bénie et éblouie,


 

Samantha Steiner
samantha@eglisehome.com

 

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Un autre regard

Dans nos vies, il y a plein d’occasions de choisir un «autre regard». Dernièrement j’en ai encore fait l’expérience.

Te souviens-tu des émeutes de Prélaz en ville de Lausanne ? Ça se passait presque sous ma fenêtre et pourtant j’ai bien dormi !

Il y avait beaucoup de bruits: feux d’artifice, mortiers, gyrophares, voix etc. Je n’ai jamais eu peur tout en restant chez moi bien sûr. Mais j’ai choisi de prier et de bénir les jeunes et la police. J’ai pris le temps de prier pour mon quartier que j’aime beaucoup avec toute sa diversité. J’ai prié et je me suis endormie !

J’ai choisi un «autre regard». Je n’ignore pas les poubelles brûlées et toutes les dépravations, mais je refuse de m’arrêter à cela. J’aime les gens et je désire les voir s’épanouir, avancer dans la vie avec confiance. Je vais continuer de sourire, de partager, d’aimer, de prier et de regarder avec le regard de Dieu.

N’est-ce pas là le privilège du chrétien ? Pouvoir choisir un «autre regard» Je peux demander à mon Père céleste, comment il voit mon quartier, comment il voit mes voisins, comment je peux les bénir en son nom. Mais parfois, c’est vraiment un choix à faire, et ça peut être compliqué de voir autrement.

Mais moi, toi, nous avons été choisie, regardée et accueillie par Dieu, ne pouvons- nous pas offrir à l’autre ce regard là ? Pas seulement voir les défauts, les choses incompréhensibles, mais voir avec le cœur, parfois avec humour. L’humour, c’est souvent ce que je choisis, et alors il me reste les souvenirs de petits moments précieux à garder dans mon cœur.

Jésus a toujours eu un «autre regard» et il était critiqué pour cela. Mais il était porteur du regard du Père et désirait qu’on le sache.

Alors je t’invite à cet autre regard, et avec l’aide du Saint-Esprit, on va découvrir des merveilles que Dieu a préparées pour chacune d’entre nous.

Voici deux textes où Jésus a eu un autre regard, je t’invite à les relire:

Jean 4:1-26 et Luc 19: 1-10


 
 
 

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Petit Chaperon rouge

Chère amie,

« Il était une fois une petite fille … on l’appelait le Petit Chaperon rouge. » (Charles Perrault, 1679). Un conte que l’on raconte aux enfants. Une histoire qui m’est familière.

En 1812, les frères Grimm l’ont écrite avec une fin heureuse : grâce à l’arrivée d’un chasseur, la petite fille et sa grand-mère sont sauvées et le loup est puni.

Mais les histoires ne finissent pas toujours bien. Dans la version de Charles Perrault, par exemple : le loup dévore le Petit Chaperon rouge, et c’est fini !

Personne pour venir au secours de la petite fille.

Autour de ma maison, rôde souvent un vieux renard, au pelage rugueux. Il est rusé et perfide. Sans gêne, il va et vient impunément devant la porte d’entrée.

Et il y a la fouine aussi, qui le suit comme son ombre. Elle vient la nuit, silencieuse et discrète, et se faufile sournoisement dans le grenier.

Ensemble, ils réveillent en moi la peur du loup, même s’ils n’ont pas la même force que lui.

J’ai beau essayé de les chasser, ils reviennent toujours. Je ne peux pas m’en débarrasser, ils sont protégés par la loi.

Alors, j’ai décidé de sortir de ce lieu où je ne trouve pas le repos et je me suis mise à la recherche d’un endroit à l’abri du loup, du renard et de la fouine, un endroit loin de la sombre forêt. J’ai parcouru un long chemin, par monts et par vaux. Et j’ai trouvé, dans le bourg, un endroit qui porte le numéro 3. Dans une jolie maison avec un petit jardin pour regarder pousser les fleurs, un endroit où je pourrai installer un petit nid douillet.

Mais l’autre jour, un jeune renard est venu rôder autour de ce nouveau projet. Un problème de numéro d’appartement et de place de parc. Les renards sont partout, même en ville. Et s’ils ne sont pas tous perfides comme le vieil animal qui rôde autour de ma maison, ils ont pourtant tous la capacité de réactiver ma peur du loup.

Tapie dans un coin de ma tête, cachée dans mon corps tremblant, elle n’attend que la visite d’un renard pour revenir à la surface, et je n’ai pas fini de l’apprivoiser.

Cette fois pourtant, je ne me suis pas laissée intimider. Je ne me suis pas écrasée. J’ai osé poser des limites, sans culpabilité, avec fermeté et douceur, comme je l’ai appris avec le thérapeute qui m’aide à soigner ma peur.

Je suis restée enfermée de nombreuses années dans le ventre du loup, jusqu’à ce que Dieu vienne à mon secours, comme le chasseur dans la version des frères Grimm, pour me délivrer de mon histoire.

Un long processus de restauration dans lequel Dieu m’accompagne pas à pas. Il ne parle pas aux renards à ma place, il ne débusque pas les fouines pour moi, il ne chasse pas la peur du loup d’un claquement de doigts. Il traverse simplement chaque étape avec moi en me manifestant sa présence.

Cette fois-là, c’est mon mari qui m’a transmis un signe de la part de Dieu en m’envoyant une photo avec cette parole de Jésus écrite en lettres jaunes : « Faites pour les autres tout ce vous voulez qu’ils fassent pour vous. » Matthieu 7:12

En prenant la photo, il n’a pas fait attention aux places de parc, au numéro 3 inscrit sur le sol … des détails, peut-être. Des traces insignifiantes, qui m’ont pourtant sauté aux yeux.

Comme un clin d’œil de la part de Dieu, lui qui nous rejoint dans le concret de nos situations pour nous apprendre à vivre une foi incarnée.

S’il est vrai que les renards font pour les autres ce qu’ils ne veulent pas que l’on fasse pour eux, avec cette photo Dieu m’a rassurée : « Je suis avec toi. Quoi qu’il arrive, je pourvoirai. Je te garde. Je veux ton bien. Tu peux avoir confiance. »

Il a dit aussi : « Je prends plaisir en ce que tu fais. »

Et j’ai compris que quand je pose des limites, je ne protège pas seulement mon espace, mais je porte cette parole : « Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous. » Matthieu 7:12 ;

J’honore ce commandement : « Aime ton prochain comme toi-même. » Matthieu 22:39 ;

Je me respecte moi-même en tant qu’enfant de Dieu pour briller comme un flambeau dans le monde, portant la parole de vie. (cf. Philippiens 2:14-15) »

Ce soir-là, je me suis endormie avec une confiance renouvelée.

Et le lendemain, le jeune renard s’en est allé, la queue entre les jambes, respectant mes limites.

Quelques jours plus tard, je l’ai recroisé dans la rue. Il m’a souri.


 
 

Sylvie Scheidegger
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Chronique de la salle de bain (38)

Bonjour ma chère amie, 

As-tu déjà expérimenté de choisir avec Dieu un mot , une parole ou une phrase qui va t’accompagner toute l’année? Je te parle du mien ! 

Je te souhaite une belle semaine ! 

Je t’embrasse, 


 
 

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Dieu, mon abri dans l'orage

Chère amie,

Je t’écris ces lignes depuis l’autre bout de la Suisse, Winterthour, où ma maman est gravement malade et mon papa, fragile lui aussi, attend la suite.

L’orage fait rage : tristesse, découragement, incertitude…

Comment avancer ? Comment à la fois donner à Dieu tous mes soucis ET en même temps laisser une place à mes grandes émotions ?

Vous, qui me lisez depuis un moment, savez que j’aime aller, dans mon imagination, dans mon lieu préféré avec Dieu. Dans ma cabane dans les arbres, au crépuscule, les couleurs du ciel reflétées dans le petit lac, le silence interrompu par des oiseaux, les lucioles, les coquelicots et le petit pont offrant réconfort et joie.

Voici un extrait de la conversation que nous avons ensemble, Dieu et moi :

  • Bonjour mon cher Papa,

  • Oh Liliane, quel bonheur que tu sois là ! J'attendais tellement ce moment!

  • Ohhh…merci ! Je suis exténuée Papa,

  • Je sais, ma chère fille, je sais. Quelle excellente idée tu as eu de venir ici auprès de moi !

  • Oui, je suis si bien ici, au calme, avec Toi mon Dieu. Ça fait du bien, la beauté de ce lieu, Ta belle présence: je sens mon corps se relaxer.

  • Oui ma chère Liliane, ce lieu est accessible à toi 24h sur 24, il fait toujours “crépuscule” ici Je ne dors jamais et j’aime vraiment ce temps avec toi.

Long silence

  • Je viens le coeur lourd Seigneur, voici la longue liste de tout ce qui me pèse: mes parents vont mal, je suis triste, remplie de peurs, d'incertitudes. Quand il s’agit d’eux, les choses se brouillent tellement dans ma tête, c’est compliqué.

  • Je sais Liliane, quel honneur tu me fais de le partager avec moi ! Viens, je veux te serrer contre mon coeur.

  • Oh Papa merci ! Comment continuer ?

  • Liliane, crois-moi quand je te dis que je suis le fil de toute cette situation, avec ta maman et ton papa, au plus près. Rien n'arrive par hasard. Jamais je ne permettrai à cette épreuve de vous submerger * . Fais-moi confiance, ma fille, tout ira bien, je veille sur vous, jour et nuit, comme la prunelle de mes yeux. Il en sortira tellement de beaux cadeaux pour vous de ce que vous apprenez maintenant.

  • Oh, Tes mots me vont droit au coeur, Papa !

  • Reste tout tout près de moi, mon enfant, suis mes invitations, je veux que tu puisses goûter à mes consolations, mûrir, guérir, dépasser tes anciens mécanismes de défense, puiser tes forces en moi, arrêter de te barricader et avoir confiance. Tout ira bien, tu verras !

Voilà chère amie, ce à quoi peuvent ressembler les conversations entre Dieu et moi.

Sûrement que toi aussi, tu as une intimité avec Dieu ou Jésus. N’est-ce pas incroyable, cet abri que nous avons en Lui ? Où nous pouvons être “cash” avec Lui et recevoir consolation et courage pour continuer ?

Belle suite de semaine avec Lui. Il est tout tout près de nous. Ma prière est que tu puisses faire de nouvelles découvertes de qui Il est, Le retrouver dans de nouvelles expériences. C’est infini les possibilités avec notre Dieu !

En Lui,

Liliane

*1 Corinthiens 10:13 Dieu est fidèle à ses promesses et il ne permettra pas que vous soyez éprouvés au-delà de vos forces ; mais, au moment où surviendra l'épreuve, il vous donnera la force de la supporter et, ainsi, le moyen d'en sortir.


PS : Si tu comprends l’anglais, voici un outil que j’utilise très souvent au creux de l’orage. Une application sur mon tél “Pause: Prayer & Meditation” qui propose une prière en 3 étapes, de 1 à 10 minutes. Cette prière suit toujours les mêmes étapes :

  • Dieu je Te donne tout

  • Guéris mon union avec Toi

  • Remplis-moi de Toi


 
 

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Et si on parlait de la tolérance?

Chère amie,

Bonne écoute du podcast :


Retrouvez ici les chroniques Courant d’R

Chaque semaine, Fiona offre une chronique biblique «décoiffante»!

Passionnée par sa relation à Dieu et par la Bible, cette femme dynamique voit dans le message de ce Livre incomparable «un trésor pertinent pour tous les peuples, toutes les cultures, tous les sexes et toutes les générations, sans distinction ni favoritisme.»

Illustrant les chroniques par sa vie quotidienne, Fiona aborde de façon très authentique des thèmes comme la comparaison, la liberté, le perfectionnisme, l’écoute, la tolérance…

Avec Courant d’R, faites-vous Revigorer, Rafraîchir et Renouveler les pensées !

 
 

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Un p'tit week-end en amoureux

Chère amie,

On en revient tout juste de notre grand week-end en amoureux. On en revient heureux.

C’était l’occasion de fêter nos looongues années de mariage. Toute une vie à deux en fait. On s’est connus comme des enfants et on se retrouve… grands-parents. Et entre deux, toute une histoire. Mais ça n’est pas sur cette histoire que je veux m’attarder, mais juste sur le week-end à deux.

Comme toujours, je suis partie sans attentes. Je le laisse organiser le tout. Il fait ça très bien et moi, j’aime me laisser surprendre.

Loin de notre quotidien, de nos habitudes, de nos horaires, de nos fausses contraintes, on a juste pris le temps de visiter, de regarder, de s’arrêter. Parfois de parler et parfois de se taire. On a redécouvert qu’on aime les mêmes choses, les mêmes repas, les mêmes cafés. Que marcher à deux, c’est mieux, et que quand je suis fatiguée, c’est lui qui me tient la main et me soutient.

On a juste pris le temps de se retrouver pour juste être ensemble, sans polémiques, sans revendications, sans attentes divergentes… et laisser la tendresse prendre toute la place. C’était simple et c’était bon.

Et si avec Dieu c’était pas plus compliqué que ça ?

Depuis quelque temps, je réalise que souvent, j’attends beaucoup de Dieu. J’attends qu’il réponde à mes prières, qu’il me simplifie la vie, qu’il me parle tout le temps. Et du coup, par habitude, je me dis (à tort) que de son côté, Il a forcément des attentes de ma part.

Alors, je m’en veux lorsque je reste silencieuse dans mon cœur et ne lui dis rien ou ne lui dis pas tout… parce que parfois, je n’ai pas envie de parler.

Je m’en veux lorsque je ne fais rien pour Lui, ou ne parle pas de Lui.

Je m’en veux lorsque je bois le café avec une amie qui aurait tant besoin de le connaître et que ma bouche reste fermée.

Mais si connaître Dieu c’était bien plus simple que ça en fait ? Si ça n’était pas que les mots, les confidences, les « vouloir à tout prix en parler » ?

Parce que, finalement, Lui, Il sait déjà tout de moi. Il connaît les soupirs même de mon cœur et Il peut tout. Il sait mes besoins, mes attentes, mes déceptions, mes désirs… mes silences.

Et si connaître Dieu ça pouvait aussi être simple ? Simple comme un voyage en amoureux ?

Juste se promener dans cette vie en sachant qu’Il a tout organisé…

Juste prendre Sa main lorsque la route devient longue et épuisante…

Juste être ensemble, sans attentes, sans paroles, sans exigences…

Juste être avec Lui et laisser Sa tendresse prendre toute la place…

Et si connaître Dieu c’était juste Dieu avec nous, parmi nous ?

« Cessez et reconnaissez que je suis DIEU ! » Psaume 46:11


Petite présentation :

Milvia aime dire qu’elle est une femme, une épouse, une maman, une mamie tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Sauf que … elle a un Dieu EXTRA-ORDINAIRE. Et ça change tout.

Longtemps, elle n’a pas su qu’elle savait écrire. Jusqu’au jour où, à un tournant de sa vie, des images colorées ont fleuri dans son esprit. Les pensées sont devenues des mots et les mots se groupés en petits messages destinés à encourager ses amies.

Ce qu’elle aime ? Jardiner pour écouter la mauvaise herbe lui raconter son histoire. Faire du vélo pour sentir le vent lui susurrer une direction. Peindre pour se reconnecter à la créativité. Elle aime ces moments où, la plume suspendue, elle attend une inspiration divine. Elle aime surtout écouter Son Cœur pour y trouver les petites perles qui seront déposées dans le sien, des mots qu’elle cherche à varier, à sculpter pour transmettre Sa Voix au plus juste.

Alors, dans sa vie, tout l’ordinaire devient EXTRA-ORDINAIRE.


 

Milvia Carraux
nouvelles@netplus.ch

 

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Fidélité

Bonjour à toi qui me lis aujourd’hui,

Une nouvelle année est un moment opportun pour prendre le temps de considérer le cours de notre existence, de rêver pour l’avenir et se fixer des objectifs afin de se rapprocher de ce que nous désirons. Ne t’en fais pas, je ne vais pas te parler de prendre de bonnes résolutions pour 2026, thème éculé des débuts d’année qui sonne comme une rengaine fatiguée.

En revanche, je vais te parler de fidélité. Encore ? C’est vrai que Fiona Geiser nous en a déjà parlé dans la belle et inspirante réflexion qu’elle nous avait partagée il y a tout juste un mois (Et si on parlait… de la fidélité? — Campus pour Christ). Il s’agit aussi du thème choisi pour la semaine universelle de prière du 11 au 18 janvier 2026, « Dieu est fidèle » (Semaine universelle de prière 2026 : Dieu est fidèle – Réseau évangélique suisse). Le mouvement de prière international 24-7 Prayer nous rappelle que peu importe que nous considérions 2025 comme une bonne ou une mauvaise année, la vérité est que Dieu est resté fidèle dans son amour – et cet amour et cette fidélité du ciel sont les fondations de 2026 (Praying through Your Dreams for the Year - 24-7 Prayer International).

A mes yeux, tous ces éléments concordent à mettre en évidence l’importance de ce thème aujourd’hui, celui de la fidélité. Quand une chose revient plusieurs fois, il s’agit d’y prêter attention. Prenons donc ensemble un moment pour réfléchir à ce sujet. C’est pour toi et moi l’occasion d’être à l’écoute de Dieu, à l’écoute des uns et des autres. Remarquer ces éléments concordants est une manière de nous tenir ensemble, d’être unis. D’ailleurs, la semaine universelle de prière du 11 au 18 janvier est suivie de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens dans le monde, du 18 au 25 janvier. Y aurait-il là une invitation pour toi et moi à prendre conscience que Dieu a toujours été et demeure près de nous ? Pourrions-nous saisir là une occasion de montrer à Dieu notre attachement à lui ? Comment la fidélité se manifeste-t-elle dans notre relation avec Dieu ? Réfléchissons-y.

Si l’amour et la fidélité de Dieu sont les fondations de cette nouvelle année, il faut des matériaux pour bâtir cette base solide. Ceux-ci se trouvent dans la Bible. Il y a une expression que j’aime beaucoup et qui est souvent répétée dans les Psaumes et d’autres passages de la Bible, c’est celle qui apparaît notamment dans le Psaume 107.1. La même expression revient dans le refrain scandé 26 fois dans le Psaume 136 pour ne mentionner que 2 des 247 fois où le terme en hébreu est utilisé dans l’Ancien Testament !

« Célébrez l’Eternel, car il est bon, car son amour dure à jamais » (Psaume 107.1, BDS). Le terme originel en hébreu (חֵסֵד, checed) est ici traduit par « amour », mais dans d’autres versions nous lisons que « sa bienveillance », « sa bonté » ou « sa fidélité » durent éternellement. Si tu lis l’anglais, tu verras que les notions d’amour et de fidélité sont souvent combinées pour traduire le mot en hébreu : on trouve ainsi les expressions “his loyal love”, “his faithful love”, “his compassion and lovingkindess”. Quelle riche sémantique ! En anglais, on lit ainsi que « le fidèle amour », « la compassion et la tendre bonté » de Dieu durent toujours. Une des expressions que j’affectionne le plus en anglais est celle de “steadfast love”. L’adjectif steadfast traduit bien l’idée de solidité (essentielle pour bâtir de bonnes fondations !) et signifie « inébranlable », « indéfectible », ou encore « loyal ». Cela correspond bien à Dieu, non ? Savoir que son amour a une telle force me remplit de courage ! Voilà une base solide sur laquelle démarrer l’année.

Alors, comment la fidélité se manifeste-t-elle dans ta relation avec Dieu ? Je te souhaite de découvrir et expérimenter à nouveau, ces prochaines semaines, combien Dieu t’aime et de trouver des moyens de lui rendre cet amour.

Cordialement,


Samantha écrit pour le plaisir, enseigne avec joie, lit avec passion, prie par amour et se rêve oiseau.

 

Samantha Steiner
samantha@eglisehome.com

 

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Vacances de Noël

«Vacances de Noël» c’est ce que je lis sur le planning des «Mail Hebdo». Dès que vous aurez lu ce mail, nous serons en vacances jusqu’à l’année prochaine.

Vacances et Noël, est-ce là deux mots qui s’accordent ? J’ai un doute.

Pour moi, le mot «vacances» sonne comme un temps d’arrêt, un temps de détente où l’on fait souvent autre chose. Reconnais-le, la période avant Noël n’est ni la moins occupée, ni la moins stressante!

Et si nous transformions cela ! Si nous faisions de ce temps spécial de fêtes, de préparations, de stress, un temps de relation. Oui, je sais, ce n’est pas le meilleur temps pour «relationner». Mais je ne parle pas d’inviter encore plus de monde, de voir encore plus de monde, mais juste de prendre le temps de la relation avec ceux que nous côtoyons chaque jour.

En premier, on pourrait «relationner avec notre Dieu». Ce Dieu qui a tout donné pour nous, qui nous a tant aimé et qui nous aime tant. On pourrait être plus intentionnelles dans notre relation, écouter plus attentivement et essayer de suivre ses directives.

Et ensuite on continue avec notre famille, nos amis, les voisins. Si chaque personne que l’on croise devenait importante? Oh, on n’aura certainement pas le temps de parler à chacun, mais nous aurons le temps de sourire, de dire bonjour, de regarder de manière à ce qu’elle sache qu’elle est importante. Qu’en penses-tu? Moi je vais essayer !

Notre Dieu n’a jamais cessé de relationner, il a tout donné pour garder la relation avec toi et moi. Parfois il sourit, parfois il parle, parfois il est juste là. Il aime ces moments avec nous, qu’ils soient longs ou courts. Tout ce qui crée le lien est important pour lui.

Noël n’est-ce pas Dieu qui vient en silence dans ce monde et alors même qu’il est silencieux, plusieurs l'ont reconnu! Le reconnaîtras-tu, ou le feras-tu connaître, aussi aujourd’hui dans ton quotidien?

Avec toute l’équipe du Mail Hebdo nous te souhaitons de belles fêtes, non pas parce que c’est la coutume, mais parce que nous savons que Dieu désire nous rencontrer et nous révéler toujours plus son amour.

A l’année prochaine !

Matthieu 1:23 «La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l'appellera Emmanuel, ce qui signifie “Dieu avec nous”.»

Luc 2: 20 «Puis les bergers repartirent en célébrant la gloire de Dieu et en lui adressant des louanges à cause de tout ce qu'ils avaient entendu et vu et qui était conforme à ce qui leur avait été annoncé.»


 
 
 

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Et si on parlait… de la fidélité?

Chère amie,

Et si on parlait... de la fidélité ?

J’ai choisi cette thématique aujourd’hui parce qu’on s’approche de Noël et qu'à Noël, on fête la naissance de Jésus, appelé aussi : «Emmanuel» ce qui en araméen signifie : «Dieu avec nous» ou «Dieu parmi nous».

Que sa PRÉSENCE fidèle rende ton Noël JOYEUX.

Bonne écoute!

Sois bénie!


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Chronique de la salle de bain (37)

Chère amie,

Tu es peut-être entrée dans ce tunnel du mois de décembre, entre les préparatifs de Noël, la course aux cadeaux, la planification des repas, les rhumes, la grippe et le covid… Le tourbillon! Mais tu aspires probablement à autre chose.

Prépare-toi une tasse de thé, un café, un chocolat chaud ou un jus de gingembre, mets-toi douillettement dans ton endroit préféré (si tu me regardes dans les transports publiques, essaie de l’imaginer!) et écoute le conte qui commence par «c’est l’histoire d’une princesse…».

Bonne écoute!

Je t’embrasse,


 
 

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Dieu, mon corps et moi

Chère amie,

Voici un sujet avec lequel, nous les femmes, avons de grands combats - nos corps. Ami ou ennemi, amour ou haine ? Nos corps nous donnent de nombreux tourments. Ils sont bien plus que le simple emballage qui nous porte de notre naissance à notre mort, nos corps sont intimement liés à notre âme et esprit et sont le témoins de toutes nos expériences passées.

Notre attitude envers notre corps est grandement influencée par ce que notre entourage en a dit dans notre enfance et adolescence: Critiques et mots dégradants ou compliments et encouragements, attouchements sexuels ou carences respectueuses. Notre corps est le lieu où sont stockés nos traumatismes passés. Les spécialistes le disent, 80% de nos traumatismes ne pourront pas être délogés dans les thérapies classiques, c’est uniquement en écoutant les indices que notre corps nous envoie, que nous pourrons guérir de ces traumas. Peur, tristesse, angoisse, colère sont des émotions fortes qui veulent être entendues pour nous signaler des blessures de notre passé. Souvent, nous ne voulons pas sentir nos émotions qui sont trop douloureuses et qui cachent de grands traumas. Nous les évitons par 4 moyens : le combat, la fuite, la paralysie ou le service à l’outrance. En anglais ces 4 mots sont faciles à retenir : fight, flight, freeze, fawn.

Ce qui est paradoxal, c’est que mon corps est le palais où aime habiter mon Dieu ! Lui qui est tellement vaste que l’univers entier ne peut Le contenir, aime se faire tout tout petit pour vivre en moi, être au plus près de moi ! Il est si honoré d’y être invité. Ce lieu Lui offre le plus grand plaisir. C’est peut-être ceci qui rend notre rapport à notre corps si complexe : il est le palais de notre Dieu si tendre et en même temps le lieu où sont stockées nos peines passées.

Je t’invite aujourd’hui à trouver laquelle des 4 voies d’échappement tu utilises quand tu vis une situation déclenchante (trigger). Demande à Dieu de t’aider à écouter ton corps plus respectueusement. La prochaine fois qu’une situation se présente où tu aimerais combattre ou fuir, ou tu te paralyses ou alors tu rends service à outrance, fais une pause, nomme l’émotion que tu ressens, invite Dieu dans ce moment et laisse Lui te montrer pourquoi tu as cette émotion si intense. Permets à ton corps de la ressentir sans la fuir. Dieu vit au cœur de ton être, il aime quand tu Lui permets, de visiter tous les sous-sols afin qu’il puisse apporter Sa belle lumière dans ces salles obscures et fermées à double tours. Il aime que tes émotions soient entendues par toi, Lui il ne les interdit jamais. Il vient consoler, guérir et délivrer.

Esaïe 61 :1-3 Il vient “consoler tous ceux qui mènent deuil…panser ceux qui ont le coeur brisé…annoncer aux captifs la délivrance”

Prends du temps cette semaine pour être attentive à ce que ton corps t’envoie comme signaux. Gagne la capacité de nommer les émotions fortes que tu ressens. Apprends à créer en toi un espace sécurisé où Dieu aime partager ta compagnie. Sois créative, cet espace tu peux le constituer comme tu veux : lumières tamisées, odeurs agréables, mobiliers de choix, un lieu où tout tes sens soient en paix. Parles-en peut-être aussi à une personne de confiance. C’est ainsi que Dieu t’apporte consolation, guérison.

Si tu as vécu des abus sexuels, il est vital d’en parler à une personne formée dans ce domaine. Voici une belle association “Dignity” https://dignity.ch/ qui est spécialisée dans ce domaine.

Que tu puisses sentir Dieu tout tout près de toi, en toi, honoré par ton accueil et déterminé à te permettre un apaisement face à ton corps, beau, créé à Son image !

Affectueusement,

PS: si tu es sur Instagram, voici une thérapeute, qui dit en anglais, des choses vraiment pertinentes sur ce sujet https://www.instagram.com/laceyjervis/


 
 

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