Chère amie,
Une fois de plus, je t’emmène dans mon jardin et te raconte comment Dieu me parle et me restaure dans cet endroit inspirant.
Après une chaude journée d’été, la nuit est tombée sur le jardin. L’arrosage tourne encore.
Le soleil brûlant a disparu derrière la colline, mais les cailloux et la façade de la maison dégagent encore la chaleur accumulée.
Ce soir-là, je suis si fatiguée ! Mon cœur est sombre comme la nuit. Mon âme courbe la tête comme les fleurs sous la chaleur caniculaire. J’aspire à un peu de repos, un peu de fraîcheur, un peu de répit. Je suis vide d’espoir comme un ruisseau asséché.
« Jusqu’à quand, ô Dieu … ? » Psaume 74:10
Je descends à pied nus dans la cour. Mon mari m’appelle. Il est sorti pour éteindre l’arrosage.
« Regarde ! » dit-il, en me montrant entre les fentes d’une poutre, cachée dans le bois, une toute petite lumière. Une lueur phosphorescente. Un petit ver luisant.
Merveilleux mystère de la nature venu éclairer la nuit.
Cette petite lumière, comme un appel, discret et silencieux, est à la fois un signal puissant qui ranime la petite flamme vacillante dans le fond de mon âme abattue.
Dieu qui me dit : « Je suis là, au cœur de ta nuit, je ne t’abandonne pas »
Mon mari et moi restons là un instant à contempler la petite merveille. Un moment suspendu. Privilégié. Une joie partagée.
Mais la paix que cela me procure est éphémère. Mon mari est retourné dans la maison et il a oublié d’éteindre l’arrosage.
Je tourne le robinet d’eau et je reste seule dans le silence de la nuit. Elle me paraît encore plus sombre qu’avant. Les choses que mon mari oublie, ça me fait peur. Je me sens si vulnérable, si fatiguée.
Et c’est alors que je la vois. Cette autre petite lueur, dans l’herbe. Encore une lumière, comme pour insister avec douceur : « Ne crains rien, car je suis avec toi …» Esaïe 41:10
Le jour suivant, le souvenir des vers luisants me porte et je retrouve un peu de force.
« L’Eternel donne la force à celui qui est fatigué, et il augmente la vigueur de celui qui tombe en défaillance … Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force. » Esaïe 40:29 et 31
Mais la vérité est que parfois je n’ai même plus la force de faire confiance. J’aimerais juste que la nuit finisse.
Or, Dieu ne met pas fin à la nuit avant l’aube du jour. Il ne supprime pas les temps sombres, il les traverse avec moi.
Et au travers de petits signes comme les vers luisants, il me dit : « Ne crains rien, car je suis avec toi … je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. » Esaïe 41:10
C’est en traversant les épreuves avec moi qu’il me rend plus forte. Chaque pas que je fais avec lui m’assure un peu plus de son amour, restaure mon insécurité, affermi ma confiance et me donne des ressources nouvelles. Comme un père qui prend son enfant par la main, Dieu m’apprend à ne pas craindre la nuit, mais à y marcher avec lui.
« Ceux qui espèrent dans le Seigneur trouvent des forces nouvelles. » Esaie 40:31 ; (traduction Parole de Vie)
Alors je ne remercie pas Dieu pour la nuit, mais je lui rends grâce pour les vers luisants. Et je me dis que s’il n’y avait pas les nuits, on ne verrait pas briller les vers luisants.
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