Chère amie,
Quand je descends dans mon jardin, je passe toujours près de la mare pour saluer les poissons. Ces jours, ils se montrent souvent, comme appelés par les doux rayons du soleil printanier.
Parfois, je ne perçois qu’un mouvement de l’eau. Ils se faufilent sous les roseaux ou autres herbes aquatiques sans que je ne puisse les voir, ne laissant derrière eux qu’une vague silencieuse.
Mais quand j’ai de la chance, je les aperçois. L’un rose pâle, presque transparent, l’autre plus foncé, d’un rouge-orange lumineux. Leurs nageoires, comme des voiles de soie argentée, ondulent doucement dans l’eau.
Puis, ils repartent se cacher au fond de l’étang, d’un mouvement du corps tranquille et puissant, sans faire de bruit.
Mon voisin jaloux avait maudit les poissons en prédisant pour eux la maladie et la mort.
Pourtant, durant sept années, ils ont été là, comme un signe de la fidèle bonté de Dieu pour moi.
A chacune de leurs apparitions, mon âme redit, comme dans un chant d’allégresse : « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! » Et mon âme apaisée chante encore : « l’Éternel est mon partage ; c’est pourquoi je veux espérer en lui. L’Éternel a de la bonté pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche. Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel. » (cf. Lamentations de Jérémie 3:22-26)
L’autre jour, assise au bord de l’eau, dans l’herbe verte, je méditais en regardant les poissons. Leurs écailles scintillantes, leur mouvement souple et fluide, leur force tranquille.
L’eau était calme, l’air était doux.
Et au fond de moi, la même sensation de douceur, de chaleur, de force tranquille.
Cette sensation, c’est ce que Dieu a fait pour moi. La guérison et le don de sa paix. Pas une paix qui tombe du ciel, une paix qui s’incarne.
Comme le soleil levant, Dieu m’a visitée d’en haut, pour m’éclairer, moi qui étais assise dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour diriger mes pas dans le chemin de la paix. (cf. Luc 1:78-79)
On prend parfois la prière comme un raccourci pour recevoir la paix. Mais quand l’insécurité est profonde, le chemin de la paix est un long parcours sur lequel on avance pas à pas en dialoguant avec Dieu dans la prière.
Dieu n’est pas un distributeur automatique de paix. Il est présent sur notre chemin. Il nous accompagne. Il dirige nos pas, nous conduit, nous encourage.
Le dernier pas que Dieu m’a conduite à faire a été la physiothérapie. Un travail en profondeur sur les fascias, pour libérer les tensions figées dans mes muscles et accumulées depuis des années comme une couche de calcaire autour des traumatismes du passé.
Un travail en douceur qui envoie des signaux de sécurité à mon cerveau. Petit à petit, mon système nerveux se détend, mon corps se relâche. Je retrouve souplesse et mobilité.
Confiance et paix.
Je peux intégrer vraiment ces paroles du Seigneur : « Je ne vous laisserai pas orphelins … Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix … que votre cœur ne se trouble point. » (Jean 14:18 et 27)
C’est une paix nouvelle. Une paix véritable. Une paix profonde. Une paix qui coule comme un fleuve sur mon âme d’enfant consolée. (cf. Ésaïe 66:12-13) Une paix que personne ne peut m’enlever.
Même si mon cœur est encore troublé parfois, même s’il y a encore des hérons cendrés qui volent au-dessus de la marre, j’ose monter à la surface pour jouir des rayons du soleil printanier. « Car l’Éternel Dieu est un soleil et un bouclier ; l’Éternel donnera la grâce et la gloire ; il ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité. » (Psaume 84:11-12)
Portée sur Ses bras, caressée sur Ses genoux, consolée par Lui comme une mère console son enfant, je me sais en sécurité. Je me sens en sécurité. (cf. Ésaïe 66:12-13) … comme un poisson dans l’eau.
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